En effet, cet auteur a récemment reçu un courrier officiel de l’éditeur parisien lui annonçant que ses «nouvelles mazaganaises» ont été appréciées par ledit comité. Leur publication vient d’être effectuée dans la collection Lettres du monde arabe.
Préféré par le romancier Fouad Laroui, ce nouvel ouvrage, d’une dizaine de nouvelles, présente de petits faits de la vie quotidienne et d’événements vus ou vécus pendant l’adolescence de l’écrivain dans la banlieue d’El Jadida-Mazagan pendant les années soixante du siècle dernier. Empreintes d’émotion et d’ironie, ces histoires rapportent des bribes de vie de gens simples et très divers : meuniers, fqihs, anciens combattants et ouvriers agricoles qui assistent, du fait de la proximité de la ville, aux premiers effets de la modernité et de la citadinité.
De cette banlieue rurale, qui aujourd’hui a totalement disparu, le nouvelliste a su restituer des parcours de gens qui, dans la vie comme dans la littérature, ont sombré dans l’oubli.
Dans la préface du recueil, le romancier Fouad Laroui insiste sur la spécificité de ce recueil qu’il qualifie de « nos madeleines de Proust » faisant ainsi allusion à ce qu’elles peuvent faire ressurgir comme images chargées de sens et d’émotion. Laroui écrit : « Pour Mustapha Jmahri, l’enfance est un champ inépuisable d’anecdotes, de souvenirs, de choses vues, et dans ce champ il glane, ici et là, pour composer ces histoires qui nous émeuvent, nous amusent ou nous étonnent.» C’est le troisième ouvrage de Mustapha Jmahri publié aux éditions l’Harmattan après son autobiographie «A l’ombre d’El Jadida» parue en 2012 et son roman «Les Sentiers de l’attente» paru en 2014.
Mustapha Jmahri a plus d’une vingtaine d’ouvrages à son actif en arabe comme en français, dont un roman, quatre recueils de nouvelles et dix-huit ouvrages sur l’histoire de la ville d’El Jadida-Mazagan.










Programmation inédite pour une 1ère édition tournée vers la nouvelle génération
