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Exposition d’Abdelfettah Karmane à la Galerie d’art Lawrence-Arnott à Marrakech

Une belle complémentarité visuelle




Exposition d’Abdelfettah Karmane à la Galerie d’art Lawrence-Arnott à Marrakech
Abdelfettah Karmane expose actuellement ses œuvres récentes à la Galerie d’art Lawrence-Arnott à Marrakech. Colorée, gaie et ludique, cette exposition, dont le vernissage a eu lieu le mardi 30 décembre 2008, se poursuit jusqu’au 18 janvier courant. Symbole d’une scène artistique teintée d’un exotisme pointu, Abdelfettah Karmane est l’un des peintres les plus appréciés au monde. Talentueux, sincère, sensible à la beauté du paysage, l’artiste nous propose à travers ses œuvres un voyage décoiffant vers son propre cosmos. Un cosmos magique, libre et transfrontalier. Dans ses œuvres, l’influence de la peinture hollandaise des grands maîtres des XVIe et XVIIe siècles est omniprésente. « Les ravissantes natures mortes de l’hyper-réaliste Abdelfettah Karmane sont imprégnées de l’intemporalité sereine des œuvres des grands maîtres hollandais des. Ces peintres-là, qui travaillaient pour une élite de la bourgeoisie marchande, produisaient des peintures exquises et précieuses d’objets usuels luxueux, d’oranges, de tulipes, par exemple, quand ces fruits et ces fleurs étaient à la fois rares et exotiques, ou encore de porcelaines chinoises Ming, de gobelets en verre de Venise, de riches tapis persans en soie. Ils représentaient l’opulence des intérieurs, les tissus précieux, les objets fragiles en une véritable litanie en l’honneur du bon goût des marchands, de leur luxe discret tempéré par la frugalité », expliquent les critiques d’art de la place Dr Terence MacCarthy  et Andrew Clandermond. En fait, Abdelfettah Karmane affiche une belle complémentarité visuelle inspirée du paysage. Fête de prose, d’affinités et de rêves tantôt mythiques tantôt proches de la nature, ses œuvres s’affirment et se confirment. C’est son monde à lui où s’embrassent des macules des brutalités des amitiés des étoilements et des empreintes. Il enchaîne toutefois ses trouvailles faites de métamorphoses, de soubresauts et d’incandescences où reposent les mailles de son immense filet.
La bonté et la confiance sont monnaie courante chez ce peintre inspiré. On les découvre aisément. La chaleur intérieure se conjugue les lumières et les éblouissements qu’il déploie dans son travail. Indubitablement, ceci évoque une vision singulière et tout à fait personnelle, et pas uniquement des accidents.
Il a toujours donné libre cours à son imagination malgré l’ombre de l’Ecole hollandaise qui hante la majorité de ses tableaux. Réalisme et naturalisme, obligent. Et ce ne sont pas les deux critiques d’art cité en haut qui nous diront le contraire. « Le travail de Karmane présente une hyper sensibilité à la couleur, à la texture, à la lumière, à la forme, à la densité et même aux ‘vibrations spirituelles’ du sujet choisi. Dans « Nature morte aux figues de barbarie », on a l’impression que l’on pourrait soulever le panier de raphia par ses anses de jonc, toucher la peau luisante des fruits épineux, la moelleuse texture du tapis de soie soigneusement drapé, ou la douceur fraîche des zelliges au dessin complexe. Ce tableau est éclatant ; la perspective, la palette, la lumière, et la luxuriance de la composition sont tellement parfaites qu’il s’agit d’un descendant spirituel de ‘l’École Hollandaise’ ».

Jusqu’au 18 janvier 2009 à la Galerie d’Art Lawrence-Arnott de Marrakech.

Une qualité superlative
Les portraits honnêtes de Karmane, dont les meilleurs exemples sont «La sagesse» ou la «Campagnarde», sont tellement naturels, dénués de tout ce qui est posé ou prétentieux, d’une palette si subtile, si sensibles à la lumière, qu’ils ne s’agit pas simplement de portraits représentant de vieux hommes ou de vieilles femmes : ils distillent l’essence même des personnages, leurs souffrances, leur sagesse, leur noblesse. Son talent de paysagiste est également évident. Dans « Les Oudayas vues de Salé», la sensibilité aiguë de Karmane à l’atmosphère, la sûreté de la composition, le contrôle exceptionnel de la palette caractérisée par une tonalité sourde, contrebalancée par des couleurs primaires vives, est tout simplement magnifique.  Karmane est un artiste encore jeune, au sommet de ses considérables possibilités. Il a beaucoup exposé et avec succès au Maroc, en France, en Italie, au Portugal et en Russie. L’exposition actuelle ne peut que rehausser sa réputation si méritée d’être l’un des grands peintres réalistes de sa génération.
Dr T. MacCarthy  et A. Clandermond.


Ayoub Akil
Lundi 5 Janvier 2009

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