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El Houssaine Louardi, est un homme qui aime bien ressasser ses discours. Hier, encore, son intervention lors d’une table ronde organisée à Casablanca sur l’accès aux soins n’a pas dérogé à la règle. Le ministre de la Santé a tenu des propos identiques à ceux de sa première sortie médiatique à Casablanca à l’occasion d’une conférence-débat sur la politique de santé qu’il compte appliquer. Hier, l’auditoire composé des professionnels de la santé et des journalistes a eu droit au même diagnostic inquiétant du secteur : taux d'hospitalisation très réduit, ressources humaines en infirmières et en médecins insuffisantes, lourdes dépenses médicales des ménages, entre autres.
L’audience a eu droit également aux mêmes propositions pour s'en sortir. Il s’agit des fameuses 55 mesures déjà engagées, des 13 programmes et d’une réforme en gestation. En termes simples, le ministre a réitéré sa recette axée sur la réorganisation des urgences médicales, l’accès aux soins notamment dans les zones rurales et enclavées, l’amélioration de l'accueil et l'instauration d'une nouvelle politique des médicaments. Cette fois-ci, El Houssaine Louardi a, néanmoins, ajouté un nouvel élément, à savoir la santé mentale.
Pourtant, le discours de l’ancien responsable des services des urgences au CHU et professeur à la Faculté de médecine de Casablanca peine à changer le triste quotidien d’une grande majorité de malades. Selon une note d’information du Haut-commissariat au plan (HCP) relative à la perception des ménages sur la qualité des soins dispensés par les services de santé au cours du quatrième trimestre 2012, la détérioration des services de santé perdure. En effet, moins d’un ménage sur quatre (23%) pense que les prestations sanitaires se sont améliorées (contre 27,4% en 2011), 28,3% qu’elles sont restées au même niveau (contre 25,9% en 2011) alors que 48,7% affirment qu’elles se sont plutôt détériorées (contre 46,7% en 2011). Le solde négatif de cet indicateur qui était de -19,3 points s’est creusé de 6,4 points durant cette période.
Un constat d’échec reconnu à demi-mot par le ministre qui a révélé que la tâche est lourde et qu’il faut donner du temps au temps. Selon lui, la réforme ne doit pas se faire dans la précipitation mais s’opérer progressivement. En d’autres termes, il n’y a pas feu dans la maison et les Marocains sont appelés à attendre encore pour que la réforme initiée par le ministre donne ses fruits.
L’audience a eu droit également aux mêmes propositions pour s'en sortir. Il s’agit des fameuses 55 mesures déjà engagées, des 13 programmes et d’une réforme en gestation. En termes simples, le ministre a réitéré sa recette axée sur la réorganisation des urgences médicales, l’accès aux soins notamment dans les zones rurales et enclavées, l’amélioration de l'accueil et l'instauration d'une nouvelle politique des médicaments. Cette fois-ci, El Houssaine Louardi a, néanmoins, ajouté un nouvel élément, à savoir la santé mentale.
Pourtant, le discours de l’ancien responsable des services des urgences au CHU et professeur à la Faculté de médecine de Casablanca peine à changer le triste quotidien d’une grande majorité de malades. Selon une note d’information du Haut-commissariat au plan (HCP) relative à la perception des ménages sur la qualité des soins dispensés par les services de santé au cours du quatrième trimestre 2012, la détérioration des services de santé perdure. En effet, moins d’un ménage sur quatre (23%) pense que les prestations sanitaires se sont améliorées (contre 27,4% en 2011), 28,3% qu’elles sont restées au même niveau (contre 25,9% en 2011) alors que 48,7% affirment qu’elles se sont plutôt détériorées (contre 46,7% en 2011). Le solde négatif de cet indicateur qui était de -19,3 points s’est creusé de 6,4 points durant cette période.
Un constat d’échec reconnu à demi-mot par le ministre qui a révélé que la tâche est lourde et qu’il faut donner du temps au temps. Selon lui, la réforme ne doit pas se faire dans la précipitation mais s’opérer progressivement. En d’autres termes, il n’y a pas feu dans la maison et les Marocains sont appelés à attendre encore pour que la réforme initiée par le ministre donne ses fruits.