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Ecologique pendant son utilisation, la trottinette électrique l’est un peu moins lors des phases de production et de recyclage




Lorsque les véhicules électriques remplacent ceux thermiques, l’impact écologique est favorable. Qui plus est quand il s’agit des trottinettes électriques, synonyme de moins d’encombrement sur la chaussée, moins d’embouteillage et moins de nuisance.  Mais on doit tout de même souligner les impacts environnementaux de chaque phase de vie d’une trottinette électrique.
Commençons par la phase de la production. Il faut compter l’énergie consommée pour extraire les matières premières, les transformer, les assembler…  Cette phase est importante notamment à cause de la production des batteries qui demandent beaucoup de ressources énergétiques. Des composants qui sont tout sauf propres : graphite, cobalt, nickel, lithium. Ce dernier, plus précisément, est un métal rare et difficile à extraire. Cette opération crée un problème d’écotoxicité en plus d’autres problèmes liés aux émissions de CO2.
Concernant la phase d’usage, plus on utilise la trottinette électrique, plus on rentabilise ses avantages écologiques : zéro émission de CO2, zéro rejets polluants. Cela dit, il ne faut pas négliger le moment où il faut recharger les batteries. Conduire les trottinettes à une borne de recharge en usant d’un véhicule tierce est une opération qui a forcément un impact sur l’environnement en termes de CO2. Aussi, une trottinette roule 227 kilomètres avant d’être mise hors circuit, contrairement aux voitures électriques. Par conséquent, la durée de vie d’une batterie ne dépasse pas une année d’usage et à peine quelques centaines de kilomètres. Et là, on doit se soucier du sort de ces trottinettes hors d’usage.
En octobre 2018, 60 engins ont été repêchés dans un lac d’Oakland à San Francisco, et plus de 50 à Portland en juin 2019. Du coup, la phase de recyclage pose clairement problème. Les trottinettes électriques contiennent des matériaux rares, potentiellement polluants qui font peser une menace sérieuse sur l’environnement. C’est la raison pour laquelle une filière de recyclage devrait émerger. Mais les choses s’avèrent plus compliquées. En recyclant, on est incapable de récupérer 100% des matériaux utilisés, le lithium en particulier est difficile à recueillir sous une forme pure.

Chaimaa Ennafii (stagiaire)
Vendredi 24 Janvier 2020

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