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Driss Lachguar réitère le soutien inébranlable de l’USFP à la cause palestinienne

Le siège du parti accueille des prisonnières palestiniennes libérées




Un événement exceptionnel s’est déroulé le jeudi 16 novembre au siège central de l’USFP à Rabat. A la salle de presse, une rencontre ouverte a été organisée avec la Palestinienne libérée des geôles israéliennes, Myassar Atyani, en présence notamment du Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, de l’ambassadeur de Palestine au Maroc, Jamal Al-Shobaki, du militant et ministre palestinien, Ziad Abu-Amr, et du président de la Commission marocaine pour la paix et la solidarité, Saoud Al Atlassi. Une autre militante libérée, Arij Arrouk, qui devait prendre part à cet évènement a été empêchée par les autorités de l’occupation de quitter la Palestine en vue de participer à cette rencontre spécialement consacrée à la projection d’un film documentaire sur le calvaire des Palestiniens qui croupissent dans les prisons israéliennes.
Une pancarte était accrochée derrière l’estrade. On pouvait y lire : «Bienvenue  aux deux militantes libérées Arij Arrouk et Myassar Atyani», «La prison n’est pas une défaite» ou encore «Là où la liberté règne, la patrie existe».
«Je vous salue en dialecte palestinien». C’est ainsi que Myassar Atyani s’est adressée aux militants ittihadis qui ont assisté à cette rencontre.
«Notre parti considère la cause palestinienne comme une cause nationale à l’instar de celle du Sahara», a souligné d’emblée Driss Lachguar dans une brève allocution en l’occasion. Et d’ajouter: «Vous connaissez la complexité de la situation actuelle dans la région. Mais les Palestiniens qui défendent une cause noble ont tenu bon, alors que certains pays n’ont pas pu le faire».
Il a également tenu à mettre en relief le rôle joué par l’USFP et le mouvement palestinien Fath au sein des organisations internationales. Et d’expliquer : «Les deux formations politiques arabes qui jouissent d’un  total respect au sein de l’Internationale socialiste et dans d’autres organisations, sont l’USFP au Maghreb et le Fath au Machrek».
Le Premier secrétaire a, par ailleurs, salué le travail effectué par l’ambassadeur de Palestine au Maroc, Jamal Ecchoubaki, qui n’a pas ménagé ses efforts pour améliorer les relations entre le Maroc et la Palestine.
Ziad Abu-Amr a, par la suite, pris la parole lors de cette manifestation modérée par Badiaa Radi, membre du Bureau politique de l’USFP.
Dans son allocution, Ziad Abu-Amr s’est adressé aux militants ittihadis en ces termes : «Vous étiez toujours à l’avant-garde des forces socialistes et progressistes qui ont défendu dès le départ la cause palestinienne comme l’atteste le rôle joué par Mehdi Ben Barka qui fut président de la Tricontinentale et l’un des fondateurs de l’Organisation de solidarité des peuples d’Afrique et d’Asie (OSPAA)». Et de rappeler: «L’USFP avait lancé un journal spécialement dédié à la cause palestinienne intitulé Palestine».
Le militant palestinien a abordé la question palestinienne qui est actuellement dans une mauvaise passe du fait du soutien aveugle des Etats-Unis à Israël et de ce que l’Administration américaine appelle «L’accord du siècle», mais qui n’est en réalité qu’une initiative visant à liquider une fois pour toutes la cause palestinienne. Il a, par ailleurs, loué les bonnes relations entre le Maroc et la Palestine, tout en mettant en relief le dernier appel de S.M le Roi Mohammed VI à l’Algérie pour ouvrir un dialogue franc et direct.
«Quand je viens, ici, au  siège de l’USFP, je me sens chez moi. Je ne peux pas compter le nombre de  fois où je suis venu ici pour rencontrer les dirigeants du parti», a, pour sa part, souligné l’ambassadeur de Palestine au Maroc, Jamal Al-Shobaki avant de mettre l’accent sur le rôle que joue l’USFP dans la défense de la cause palestinienne sur tous les fronts.
Jamal Al-Shobaki qui a lui-même passé de longues années dans les prisons israéliennes a, par ailleurs, parlé des conditions difficiles de plus de 6000 prisonniers palestiniens dont 60 femmes et plus de 300 enfants. «Toutes les familles palestiniennes ont ou avaient un proche embastillé dans les geôles de l’occupation», a martelé l’ambassadeur palestinien, avant de rappeler que des leaders s’y trouvent  encore. Notamment Marwan Barghouti, Ahmed Saadat, Khalida Jarrar et Fouad al-Shobaki, le prisonnier le plus âgé (plus de 80 ans).
A l’issue de ces brèves allocutions, le film réalisé par Sanaa Jaballah et Anas Souidane a été projeté et suivi d’un riche débat.

Mourad Tabet
Samedi 17 Novembre 2018

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