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Drame au Belvédère : Deux morts et quatre blessés suite à l’effondrement d’un mur




 Le quartier Belvédère de Casablanca a été le théâtre d'un incident tragique mercredi dernier. Deux personnes sont décédées  et quatre autres blessées suite à l'écroulement de la façade des anciens locaux d’une société d’aliments pour bétail, transformés en entrepôt.  Une chute d'une violence telle que les voitures se trouvant à proximité du mur, et leurs passagers, n'ont pas été épargnés. Les pompiers dépêchés sur place ont tenté pendant plusieurs heures d'évacuer les automobilistes pris au piège dans leurs véhicules qui ont été complètement détruits par le choc.
Ce drame n'est malheureusement pas le premier du genre au Maroc. Les habitats et bâtiments menaçant ruine qui s'écroulent se multiplient et se succèdent, notamment en raison des  de leur vétusté. Tout le monde se souvient certainement de la tragédie de Bourgogne où trois immeubles se sont effondrés dans le quartier de Casablanca, faisant 23 morts et 54 blessés. Des travaux menés au rez-de-chaussée d’un des édifices ont été mis en cause, ainsi que la construction clandestine et anarchique de plusieurs étages supplémentaires. Dix personnes ont été inculpées d’"homicide involontaire", de "non-respect des lois en vigueur sur la construction" mais aussi de "corruption" et de "falsification de documents administratifs". En 2015, elles ont écopé de peines allant jusqu'à cinq ans de prison ferme. On se rappelle également de l’effroi suscité par l’effondrement, à Casablanca, d’un immeuble de quatre étages dans le quartier Sbata en août 2016 qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés. Le propriétaire de l’immeuble a lui aussi été arrêté et a écopé d'une peine de 5 ans de prison ferme et d’une amende de 10.000 dirhams, alors qu’un technicien a écopé de 3 ans de prison ferme et d’une amende de 8.000 dirhams.
Le tragique incident de mercredi dernier est une nouvelle preuve, une de plus, mais de trop, que beaucoup de choses doivent changer. Il faut peut être suivre l’exemple égyptien qui a démontré son efficacité. En effet, du temps du président égyptien Hosni Moubarak, les effondrements d’immeubles étaient légion. Il a fallu  qu’il édicte une loi pénalisant fortement tous les participants à l’acte de bâtir des habitations qui s’effondrent (peines allant jusqu’à 30 ans de prison). Depuis lors plus aucun incident grave n’a été enregistré. Au Maroc, les peines prévues en pareil cas semblent être suffisamment légères pour être dissuasives.
Il est enfin à rappeler qu’une étude récente avait fait état de plus de 7.000 maisons menaçant ruine à Casablanca. Plus de 50 % d’entre elles se situaient à l’intérieur des murs de l’ancienne médina.

 

M.O.
Vendredi 15 Décembre 2017

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