Facebook
Rss
Twitter







Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Donald Trump parti, les Républicains redécouvrent la dette



Donald Trump parti, les Républicains redécouvrent la dette
Le nouveau président démocrate Joe Biden a fait pousser des cris d'orfraie aux républicains en annonçant un plan de sauvetage de l'économie de 1.900 milliards de dollars, qui devrait faire déraper les finances publiques s'il était adopté par le Congrès. Les élus républicains renouent ainsi avec une orthodoxie budgétaire mise de côté pendant la présidence Trump qui a connu une forte baisse des impôts des entreprises puis, en mars dernier, le plus important plan de relance de l'histoire. Ce faisant ils relancent le débat sur le contrôle du déficit public, jugé par certains non nécessaire en temps de grave crise économique, comme c'est le cas actuellement. Face aux réticences de l'opposition, la nouvelle secrétaire au Trésor Janet Yellen estime qu'il faut "voir grand", et remettre les préoccupations sur le déficit à plus tard. "A long terme, je pense que les avantages seront bien plus grands que les coûts financiers de ce plan", avait-elle plaidé le 19 janvier, lors de son grand oral devant le Sénat. Un argument qui n'a pas convaincu son auditoire, le sénateur républicain PatToomey allant jusqu'à qualifier de "gaspillage colossal" l'enveloppe de 1.900 milliards de dollars proposée.

"Le président Trump aura toujours de l'influence. Maisje pense que notre parti retournera à certains de ses principes fondamentaux", et notamment "la responsabilité budgétaire", a souligné récemment sur Fox News son collègue Mitt Romney. Le récent souci de limiter le déficit budgétaire contraste avec la position des élus du Grand Old Party (GOP) pendant les quatre années de présidence Trump. "On a du mal en ce moment à prendre au sérieux les préoccupations républicaines sur le déficit et la dette, compte tenu de leur soutien aux réductions d'impôts et à l'augmentation des dépenses pendant les années Trump", a réagi dans un entretien à l'AFP ToriGorman, responsable politique de la Concord Coalition, une organisation non-partisane, qui plaide pour la sobriété budgétaire. "Et une grande partie de cela s'est produit avant même la pandémie", at-elle ajouté. Elle rappelle que l'administration Trump, pendant ses deux premières années à la tête du pays, a "non seulement augmenté les dépenses, mais en 2017, (a) aussi mis en place une réduction d'impôts de 2.000 milliards de dollars" En effet, cette mesure phare du mandat de Donald Trump, la réforme fiscale la plus importante en 30 ans, avait été applaudie par les "faucons budgétaires" républicains, habituellement peu enclins à dépenser. Tous les sénateurs du parti avaient voté en faveur de ce texte, qui a réduit les impôts pour les plus riches et sabré ceux des sociétés.

Cette réforme a certes dynamisé la croissance en 2018, mais elle a surtout accru le déficit budgétaire et gonflé la dette, qui était de près de 27.000 milliards de dollars fin septembre 2020 (qui correspond à la fin de l'année fiscale), contre 19.500 milliards quatre ans plus tôt. En 2012, le magnat de l'immobilier avait attaqué Barack Obama, alors au pouvoir, sur le déficit budgétaire: "Les déficits sous @barackobama sont les plus élevés de toute l'histoire de l'Amérique. Pourquoi conduit-il notre pays à la faillite?", s'était-il emporté sur Twitter.

Début 2020, c'est pourtant ce même Donald Trump qui avait signifié que la dette n'était plus une préoccupation, justifiant sa hausse vertigineuse par la nécessité de renforcer l'armée. Il avait alors repoussé à 2035 au lieu de 2030 l'échéance pour parvenir à l'équilibre budgétaire. A la même période, les services du budget du Congrès (CBO), une agence indépendante, avaient averti que le déficit budgétaire américain devrait s'aggraver sous l'effet de la politique de Trump.

Les avocats de Trump jettent l'éponge avant son procès en destitution

Plusieurs des avocats de l'ex-président américain Donald Trump ont renoncé à le défendre à quelques jours de son procès en destitution, ont rapporté samedi CNN et d'autres médias américains. Cinq avocats, dont deux supposés diriger l'équipe d'avocats du milliardaire new-yorkais, ont renoncé à le défendre après des désaccords sur la façon de procéder, a affirmé la chaîne de télévision citant des sources anonymes. Trump souhaitait que ses avocats continuent à plaider la thèse d'une fraude massive lors de l'élection présidentielle, qui a conduit à la victoire du démocrate Joe Biden, plutôt que de se concentrer sur la légalité de poursuites à l'égard d'un président n'étant plus en fonctions, a précisé CNN, précisant que l'ex-président était peu enclin à en discuter. Au nombre de ces avocats démissionnaires figurent Butch Bowers et Deborah Barbier, qui devaient prendre la tête de l'équipe de défense de Donald, a encore indiqué la chaîne et d'autres médias. "Nous avons beaucoup travaillé, mais nous n'avons pas encore pris une décision définitive quant à notre équipe légale, nous le ferons bientôt", a affirmé sur Twitter Jason Miller, conseiller de Donald Trump, en réponse à ces informations de presse. Le procès de Donald Trump pour "incitation à l'insurrection", après l'occupation du Capitole le 6 janvier par des partisans de l'exprésident, doit débuter le 9 février. Mais avec seulement cinq sénateurs républicains prêts à se joindre aux 50 sénateurs démocrates pour considérer que le procès doit avoir lieu, la majorité des deux-tiers requise pour aller de l'avant, soit 67 sénateurs, ne sera probablement pas atteinte.

Libé
Dimanche 31 Janvier 2021

Lu 742 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.


Flux RSS