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L’opposition syrienne veut préparer avec la Ligue arabe la «période transitoire» qui interviendrait si le régime de Bachar al-Assad tombe, indique mardi un communiqué du Conseil national syrien (CNS). «Le CNS consulte des militants et dissidents syriens, pour organiser en coopération avec la Ligue arabe, une conférence nationale afin de préparer la période transitoire dans le pays», a indiqué un porte-parole du CNS, principale coalition de l’opposition, cité dans le communiqué. «Le secrétariat général et le bureau exécutif du CNS ont rencontré au Caire ces derniers jours des personnalités syriennes, des dissidents politiques et des militants», selon ce porte-parole dont le nom n’a pas été précisé. «Ils se sont mis d’accord pour la formation d’un comité de planification, composé de membres du CNS et d’autres dissidents politiques et militants, qui surveillera la préparation de la phase transitoire en liaison avec la Ligue arabe», a ajouté le texte.
La conférence publiera un mémorandum concernant la phase suivant l’après Assad.
Ce document, qui sera soumis au Conseil ministériel de la Ligue arabe, détaillera «les données et les règles pour diriger cette phase transitoire afin d’y inclure et de faire participer toutes les forces politiques en Syrie», ajoute le communiqué. La Syrie est en proie depuis la mi-mars à un mouvement de contestation qui a été violemment réprimé et a fait 3.500 morts en huit mois selon l’ONU. La Ligue arabe avait proposé le 1er novembre un plan de sortie de crise qui prévoyait notamment l’arrêt des violences. Il avait été accepté par le régime du président Bachar al-Assad mais est resté sans effet sur le terrain. De son côté, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a exhorté mardi le président syrien Bachar al-Assad à quitter le pouvoir afin de «prévenir davantage d’effusion de sang» dans le pays.
«Pour le salut de ton peuple, de ton pays et de la région, quitte désormais le pouvoir», a-t-il déclaré au Parlement devant le groupe parlementaire de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).
M. Erdogan, qui était un ami personnel du chef de l’Etat syrien avant le mouvement de contestation en Syrie réprimée par la force, avait déjà annoncé avoir rompu avec le régime, mais c’est la première fois qu’il demande ouvertement le départ de M. Assad.
M. Erdogan a aussi de nouveau critiqué M. Assad qui s’est dit «tout à fait» prêt à combattre et à mourir s’il devait affronter des forces étrangères, dans un entretien publié dimanche par l’hebdomadaire britannique The Sunday Times, comparant son attitude à celle des dictateurs comme Hitler ou Mussolini.
«Combattre jusqu’à la mort contre son propre peuple ne relève pas de l’héroïsme. Si tu veux voir quelqu’un qui a lutté à mort contre sa propre population, regarde l’Allemagne nazie, Hitler, Mussolini ou la Roumanie de (Nicolaï) Ceausescu», a ajouté M. Erdogan.
La conférence publiera un mémorandum concernant la phase suivant l’après Assad.
Ce document, qui sera soumis au Conseil ministériel de la Ligue arabe, détaillera «les données et les règles pour diriger cette phase transitoire afin d’y inclure et de faire participer toutes les forces politiques en Syrie», ajoute le communiqué. La Syrie est en proie depuis la mi-mars à un mouvement de contestation qui a été violemment réprimé et a fait 3.500 morts en huit mois selon l’ONU. La Ligue arabe avait proposé le 1er novembre un plan de sortie de crise qui prévoyait notamment l’arrêt des violences. Il avait été accepté par le régime du président Bachar al-Assad mais est resté sans effet sur le terrain. De son côté, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a exhorté mardi le président syrien Bachar al-Assad à quitter le pouvoir afin de «prévenir davantage d’effusion de sang» dans le pays.
«Pour le salut de ton peuple, de ton pays et de la région, quitte désormais le pouvoir», a-t-il déclaré au Parlement devant le groupe parlementaire de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).
M. Erdogan, qui était un ami personnel du chef de l’Etat syrien avant le mouvement de contestation en Syrie réprimée par la force, avait déjà annoncé avoir rompu avec le régime, mais c’est la première fois qu’il demande ouvertement le départ de M. Assad.
M. Erdogan a aussi de nouveau critiqué M. Assad qui s’est dit «tout à fait» prêt à combattre et à mourir s’il devait affronter des forces étrangères, dans un entretien publié dimanche par l’hebdomadaire britannique The Sunday Times, comparant son attitude à celle des dictateurs comme Hitler ou Mussolini.
«Combattre jusqu’à la mort contre son propre peuple ne relève pas de l’héroïsme. Si tu veux voir quelqu’un qui a lutté à mort contre sa propre population, regarde l’Allemagne nazie, Hitler, Mussolini ou la Roumanie de (Nicolaï) Ceausescu», a ajouté M. Erdogan.