Célébration à Tanger de 15 ans de partenariat maroco-américaine en matière de sécurité, d’administration pénitentiaire et de justice


Libé
Vendredi 17 Avril 2026

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Le Bureau des affaires internationales de lutte contre les stupéfiants et de l’application de la loi (INL) du Département d’Etat américain a célébré 15 ans de partenariat avec le Maroc lors d’une table ronde organisée, mercredi, à la Légation américaine de Tanger.

Tenu dans le cadre de la commémoration “Freedom250” marquant les 250 ans de l’indépendance des Etats-Unis, l’événement a réuni des représentants de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), du ministère de la Justice, de l’Association internationale des femmes juges, ainsi que de l’INL Maroc.

Cette table ronde a permis de mettre en lumière les réalisations de l’INL Maroc et de souligner la coopération durable entre les Etats-Unis et le Maroc dans les domaines de la sécurité, de l’administration pénitentiaire et de la réforme du système judiciaire.

S’exprimant à cette occasion, la directrice de l’INL à l’ambassade des Etats-Unis à Rabat, Kristin Roberts, a indiqué que ce partenariat de 15 ans reflète l’engagement commun en faveur de la justice, de la sécurité et de l’excellence professionnelle.
“Ensemble avec le Maroc, nous avons créé des programmes qui protègent les citoyens tout en renforçant les fondements de la gouvernance démocratique et de l’Etat de droit”, a-t-elle souligné.

Pour sa part, Maria Lakhdar, chef du pôle de la coopération internationale à la DGSN, a relevé que ce partenariat illustre la solidité des relations maroco-américaines dans les domaines de la sécurité et de la coopération judiciaire, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

La DGSN, pleinement consciente de l’évolution des menaces sécuritaires, a renforcé ces dernières années sa coopération bilatérale et multilatérale, notamment dans la lutte contre le terrorisme, le crime organisé, la traite des êtres humains, le trafic de stupéfiants, la migration irrégulière ainsi que la fraude documentaire et identitaire, a-t-elle poursuivi.

Elle a, en outre, mis en avant le rôle du Bureau INL à Rabat en tant que partenaire stratégique, apportant un appui technique et des programmes de formation au profit des services de sûreté, notamment à travers la participation à des formations spécialisées et l’organisation conjointe d’initiatives de renforcement des capacités.

De son côté, la juge Mina Sougrati, présidente de l'Association internationale des femmes juges (AIFJ), a mis en avant le soutien continu apporté par le Bureau INL Maroc, ayant permis de renforcer les capacités des membres de l’association et de favoriser leur participation à des conférences internationales, notant que ces rencontres constituent des plateformes privilégiées pour l’échange d’expertises et le partage des meilleures pratiques à l’échelle internationale.

Mme Sougrati a également relevé que ce partenariat, établi depuis 2015, contribue à promouvoir les compétences individuelles et à soutenir le développement institutionnel, tout en offrant des opportunités d’ouverture sur des expériences comparées et des environnements juridiques diversifiés.

Quant au directeur du Centre de formation des cadres de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), Abderrahim Rahouti, il a souligné que cette coopération constitue “l’un des partenariats les plus solides et les plus fructueux” dans le domaine de l’administration pénitentiaire, ayant permis des avancées significatives dans la modernisation du système carcéral marocain.
Il est à noter que depuis 2011, l'INL et le Maroc collaborent pour renforcer la sécurité et la sûreté publiques des citoyens américains et marocains dans leurs pays respectifs.

Ce partenariat a accompagné plusieurs avancées en matière de sécurité et a soutenu le renforcement des capacités techniques, la formation dans le domaine pénitentiaire et la modernisation du système judiciaire, notamment en matière de réinsertion et de justice des mineurs.

Libé
Vendredi 17 Avril 2026
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