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Bouillon de culture




Kaaris 

La prestation du rappeur franco-ivoirien Kaaris au Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua) à Abidjan, dans la nuit de samedi à dimanche, a dégénéré en violences après un mouvement de foule, faisant quelques blessés légers, ont constaté des journalistes de l'AFP. A la quatrième chanson du rappeur habillé d'un maillot orange (identique à celui de l'équipe national de football de Côte d'Ivoire), une foule surexcitée a fait céder la barrière de sécurité en face du podium, provoquant une réaction brutale des forces de l'ordre qui les ont dispersés à coup de matraques. Débordés, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour contenir un groupe de jeunes surchauffés, mettant ainsi fin au passage du rappeur qui avait attiré près de 10.000 personnes.
"Les policiers sont à l'origine de ce débordement", a accusé un festivalier, torse nu, venu voir son "idole" Kaaris. Il a également déploré quelques blessés. Revenu près d'une heure après l'incident, le chanteur a exprimé sa colère à la foule et appelé au calme.

Wu-Tang Clan

Il y a un quart de siècle, des gamins de New York qui deviendront l'emblématique groupe de rap Wu-Tang Clan décidaient de miser sur l'avènement du rap hardcore, pariant qu'il sortirait des rues pour devenir un courant dominant. Leur incroyable parcours, qui a inspiré des dizaines d'autres jeunes après eux, est retracé dans un documentaire en quatre parties à sortir le mois prochain aux Etats-Unis, et intitulé "Wu-Tang Clan: Of Mics and Men" (des micros et des hommes) -- une référence au livre "Des souris et des hommes" ("Of Mice and Men", en anglais) qui raconte la bataille de travailleurs itinérants en quête de stabilité. Les neuf membres du groupe, formidablement doués pour les rimes et portés par l'envie d'échapper à leur enfance misérable dans des quartiers difficiles, sont finalement devenus l'un des groupes de rap les plus influents de l'histoire. "De voir d'où ils viennent, comment ils ont fait ça, ce n'est pas rien", a salué le réalisateur Sacha Jenkins, lors de l'avant-première au Tribeca Film Festival de New York. "Maintenant plus que jamais, les gens ont besoin de voir ce qui se passait au coeur de la ville", a-t-il dit à l'AFP. "25 ans plus tard,  pas grand-chose n'a changé. Et c'est pour ça que la musique du Wu-Tang Clan résonne encore."

Libé
Lundi 29 Avril 2019

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