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BKGR prévoit le maintien du taux directeur à 1,5%

La reprise économique observée durant les neuf premiers mois de 2021 devrait se confirmer au 4ème trimestre


Libé
Vendredi 17 Décembre 2021

Bank Al Maghrib
Bank Al Maghrib
Bank Al Maghrib (BAM) devrait maintenir inchangée sa politique monétaire avec un taux directeur et une réserve obligatoire à 1,5% et 0% respectivement, estime BMCE Capital Global Research (BKGR).

Dans un "Flash Strategy", en perspective du prochain Conseil trimestriel de BAM au titre de l'année 2021, les analystes de BKGR soulignent que la reprise économique observée durant les neuf premiers mois de 2021 devrait se confirmer au 4ème trimestre, profitant notamment du maintien d'une politique monétaire accommodante déployée par la Banque centrale.

Cette reprise, selon les analystes, est matérialisée par le maintien du taux directeur au niveau de 1,5% après sa double baisse opérée en 2020 juste avant le début de la pandémie et le soutien du marché monétaire à travers la satisfaction de 100% de la demande hebdomadaire des banques principalement sous forme d'avances à 7 jours.

Ces mesures de nature monétaire, poursuit la même source, ont largement conforté les autres formes d’appui mises en œuvre par les pouvoirs publics, devant aboutir à la dynamisation de l’économie pour cibler désormais un taux de croissance d’environ +6%.

L’embellie constatée a d’ores et déjà permis une nette amélioration du profil des finances publiques dont le déficit devrait s’alléger pour ne pas dépasser -6,5% du PIB en 2021. Sa contraction de -1,02% à fin novembre en glissement annuel s'inscrit, jusqu'à présent, dans ce sens.

Selon la même source, en 2022 et suite à un effet de base négatif projeté pour la production agricole, la croissance économique devrait décélérer à +3,3%, selon le scénario central et à +3,2% d’après les estimations établies en septembre par Bank Al Maghrib, notant que l'impact de la fermeture des frontières en fin d’année pour faire face au risque de propagation du variant Omicron pourrait affecter le secteur touristique et atténuer encore davantage la progression du PIB attendue l’année prochaine.

S'agissant de l'évolution de la croissance économique, les mécanismes de transmission semblent ainsi avoir été globalement efficaces puisqu’il a été constaté une amélioration des conditions de financement des agents économiques avec un taux débiteur moyen (des entreprises et des ménages) de 4,35% au T3 2021. Situation qui s’est traduite par une hausse de +3,1% à 965,7 milliards de dirhams, en glissement annuel de l'encours global du crédit bancaire à fin octobre 2021.

En revanche, les crédits à l’équipement n’ont toujours pas renoué avec la hausse, accusant un repli de -2,6% en y-o-y, ce qui dénote vraisemblablement d’un manque de tonus de la part des investisseurs. C’est dans ce sens que les nouvelles mesures fiscales prévues par la loi de Finances 2022 pourraient booster davantage les dépenses d’investissement, notamment suite à l’instauration d’un abattement de 70% sur les plus-values réinvesties.

Pour sa part, l’Argentier du Royaume a également vu ses conditions de financement s’améliorer. En effet, après avoir enregistré des baisses des taux obligataires allant de -30 pbs à -88 pbs depuis la première baisse du taux directeur en 2020, les taux primaires semblent se stabiliser dans l’ensemble, permettant à l’argentier du Royaume de répondre à ses besoins au niveau du marché domestique sans difficulté.

Au volet des prix, les analystes estiment que la reprise de l’activité économique et l’accommodation des conditions monétaires ne se sont pas traduites par une accélération de l’inflation, se situant à +1,7% en glissement annuel, notant que si l’apparition de fortes tensions inflationnistes dans plusieurs pays du monde s’est précisée aux Etats-Unis et en Europe avec une durée projetée désormais plus longue qu’initialement prévue, le Maroc en est toujours prémuni pour le moment.

Reste à espérer que la hausse actuelle des prix de pétrole et des matières premières ne s’étalera pas plus longtemps en 2022 pour éviter le risque d’inflation importée et permettre ainsi de tenir la cible des +2% en matière de hausse des prix, soutient BKGR.


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