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Après l'accord avec l'UE, les Britanniques espèrent tourner la page du Brexit



Après l'accord avec l'UE, les Britanniques espèrent tourner la page du Brexit
Soulagés ou pessimistes, des Britanniques espèrent jeudi que l'accord commercial post-Brexit conclu avec l'Union européenne, une sorte de "cadeau de Noël", permettra de tourner une fois pour toutes la page du Brexit. "C'est un chouette cadeau de Noël pour le pays d'en finir avec tout cela", juge David Ashby, 62 ans, sans emploi, un habitant de la ville très pro-Brexit de Boston, sur la côte est de l'Angleterre. "Je pense que c'est un chouette cadeau de Noël à long terme. Je pense que cela a duré depuis trop longtemps."

Andy Finch, un autre habitant de la petite ville, où le vote pour le Brexit a été l'un des plus fort du pays lors du référendum de 2016, est plus pessimiste. "Je ne pense pas que ce sera bien. Je ne pense pas que c'était une bonne idée en premier lieu", de quitter l'UE, développe-til. "Au bout du compte, ce que nous devons faire, c'est travailler avec nos partenaires, que ce soit les autorités locales d'à côté ou les pays d'à côté. Cela marche mieux quand on travaille ensemble", estime pour sa part Paul Skinner, qui dirige le conseil local de Boston.

A Londres aussi, c'est le soulagement qui prévaut. "Une absence d'accord aurait été un désastre", estime Shane O'Neill, qui est "très heureux qu'il y ait un deal" même s'il est "triste" que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne. "J'aurais préféré rester en Europe, mais je suis soulagé que ce soit fini (...) et nous devons tourner la page", juge-t-il. Pour Harry Vincent, "c'est un soulagement" d'avoir un accord "après toutes ces années" de négociations difficiles et d'incertitude. Mais il s'interroge: cet accord serait-il mieux que ce qu'offrait l'appartenance à l'UE? "Les compromis que nous avons faits, qui sont nécessaires pour obtenir un accord, me font me demander si ça valait la peine". Cet étudiant de 21 ans regrette de n'avoir pas eu voix au chapitre lors du référendum de juin 2016 sur le Brexit, car il était alors trop jeune pour voter.

Hugh Rowlands, étudiant aussi, estime que l'accord apportera à certains le "soulagement" qu'ils attendaient après cette année difficile marquée par la pandémie, une sorte de "gros cadeau de Noël", annulé pour de nombreux Britanniques à cause du virus. Dans l'europhile Ecosse, à Edimbourg, Sharmila Hutchinson, employée de banque, est "dégoûtée de ne plus faire partie de l'Europe". La jeune femme de 35 ans se dit "nerveuse" à l'idée de savoir comment vont se passer ses prochains voyages sur le continent, elle qui a des amis qui vivent "en Espagne et en France et dans d'autres régions d'Europe".

A l'instar de nombre d'Ecossais, Henry Gray, jeune homme de 29 ans qui travaille dans une association, le référendum de 2016 qui a abouti au Brexit l'a conduit à pencher pour l'indépendance. "Ce serait bien de pouvoir quand-même faire partie de l'UE", dit-il, j'espère qu'on serait invités à revenir" dans le club européen.

Libé
Vendredi 25 Décembre 2020

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