Autres articles
-
Energies renouvelables au Maroc : Décalage manifeste entre les ambitions affichées et les résultats atteints
-
Ksar El Kebir, une ville éprouvée réclame justice et protection
-
La France déterminée à établir avec le Maroc un nouveau traité de coopération bilatérale avec une forte dimension parlementaire
-
SM le Roi félicite le Roi Felipe VI d'Espagne et le Souverain de Jordanie à l'occasion de leurs anniversaires
L’assassinat du député de gauche Mohamed Brahmi survenu six mois après celui d’une autre figure de la gauche tunisienne Chokri Belaïd, en dit long sur les balbutiements de la démocratie dans ce pays. Ce second meurtre que d’aucuns imputent au groupe djihadiste salafiste Ansar El Charia, devrait vraisemblablement plonger la Tunisie dans sa plus grave crise politique depuis sa révolution en 2011. Vendredi, le pays était paralysé comme jamais auparavant depuis janvier 2011 et un certain printemps qui avait suscité tant d’espoirs. Comme Chokri Belaïd, Mohamed Brahimi a été abattu du même mode opératoire. Ce vil assassinat a été perpétré en plein jour au moyen de balles tirées d’armes automatiques (14 impacts) devant le domicile de la victime par des meurtriers circulant à moto. Cette seconde mise à mort d’un opposant de la gauche met à mal l’Exécutif islamiste tunisien. Le gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda qui, quoiqu’ayant démenti une quelconque implication dans cette nouvelle tragédie, n’en a pas moins contribué de par une attitude laxiste qui a fortement laissé se développer un climat de tension et qui risque d’exploser les prémices d’une démocratie naissante.
Le premier assassinat n’a toujours pas été élucidé. Pourtant, les islamistes au pouvoir en connaissent les meurtriers ou du moins les commanditaires dont ils ont toujours refusé de dévoiler l’identité. S’ils ne sont pas réellement coupables, ils sont salement trempés de par une complicité sinon voulue, dans tous les cas, passive.
Mohamed Brahimi qui n’était pas en reste de ses critiques envers les islamistes d’Ennahda au pouvoir. Cet élu de Sidi Bouzid, ville symbole d’où s’est envolé le printemps tunisien, contribuait à élaborer la nouvelle Constitution d’un pays toujours sans institution. Jeudi, jour de l’anniversaire de la république, il en a payé le prix de sa vie.
Le premier assassinat n’a toujours pas été élucidé. Pourtant, les islamistes au pouvoir en connaissent les meurtriers ou du moins les commanditaires dont ils ont toujours refusé de dévoiler l’identité. S’ils ne sont pas réellement coupables, ils sont salement trempés de par une complicité sinon voulue, dans tous les cas, passive.
Mohamed Brahimi qui n’était pas en reste de ses critiques envers les islamistes d’Ennahda au pouvoir. Cet élu de Sidi Bouzid, ville symbole d’où s’est envolé le printemps tunisien, contribuait à élaborer la nouvelle Constitution d’un pays toujours sans institution. Jeudi, jour de l’anniversaire de la république, il en a payé le prix de sa vie.