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Amnesty réclame la libération des manifestants du Hirak algérien




Amnesty réclame la libération des manifestants du Hirak algérien
Amnesty International a appelé vendredi les autorités algériennes à libérer "immédiatement" les manifestants détenus dans le cadre du "Hirak", le mouvement de contestation antirégime qui secoue l'Algérie depuis plus d'un an.
Les autorités "ne doivent pas s'en prendre aux manifestants pacifiques arrêtés uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique", dénonce l'ONG dans un communiqué.
Depuis le début du mouvement de protestation populaire, en février 2019, au moins 1.400 poursuites ont été engagées contre des "hirakistes", selon les associations locales de défense des droits humains.
Et depuis l'élection du président Abdelmadjid Tebboune le 12 décembre, "au moins 76 personnes ont été arrêtées de manière arbitraire dans le cadre d'une vague d'interpellations menées par les autorités", précise Amnesty International (AI).
"Des militants de la société civile, des journalistes et des leaders politiques comptent parmi ceux qui sont inculpés de diverses charges (...), notamment "attroupement non armé", "atteinte à la sécurité nationale", "atteinte au moral de l'armée" et "outrage à des fonctionnaires", affirme Amnesty.
Ainsi, lors de la mobilisation pour le 1er anniversaire du "Hirak", le 21 février à Alger, deux manifestants -- Yasmine Si Hadj Mohand et Hamid Hamadeche -- ont été arrêtés et placés en détention provisoire, rapporte l'ONG.
Mme Si Hadj Mohand, une ingénieure de 34 ans qui réside en France, est accusée d'avoir participé à un "attroupement non armé" et doit être jugée le 8 mars, selon AI.
Amnesty fait également mention de l'arrestation "arbitraire" d'un groupe de 56 manifestants le 29 février à Alger. Au moins 20 d'entre eux sont poursuivis pour "incitation à un attroupement non armé", dont huit devraient être jugés le 2 avril, tandis que les autres ont été libérés sans inculpation, indique un avocat cité par Amnesty.
"Toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique doivent être libérées immédiatement et sans condition, et toutes les charges retenues contre elles doivent être abandonnées", a déclaré Philip Luther, un responsable régional d'Amnesty, cité dans le communiqué.
Plusieurs dizaines de personnes restent en détention dans le cadre du "Hirak", selon les organisations de défense des droits humains, leur nombre précis étant difficile à établir en raison des remises en liberté et des interpellations qui se succèdent concomitamment.

Samedi 7 Mars 2020

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