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Le nouvel accord de coopération en matière de pêche maritime avec la Russie ne semble pas être du goût des professionnels marocains. Portant sur quatre ans et permettant à 10 navires russes de reprendre leurs activités dans les eaux marocaines, cet accord risque, selon ces professionnels, de menacer davantage les ressources halieutiques nationales. «On n’arrive pas à comprendre la position de l’Etat concernant le secteur. Il se comporte bizarrement. Ainsi personne n’est capable de déceler la logique qui a sous-tendu cet accord avec la Russie alors que le ministère de l’Agriculture répète à l’envi que la préservation des ressources constitue sa priorité », nous a déclaré l’armateur Abdelkhalk Gikh.
Selon lui, la conclusion de cet accord fait voler en éclats les discours d’Aziz Akhannouch sur la protection des ressources puisque les Russes sont réputés par leurs méthodes de pêche peu respectueuses de l’environnement. Mieux encore, ledit accord a été conclu au mauvais moment. « Aujourd’hui, les unités nationales n’arrivent plus à atteindre les 30% de leurs capacités de production du fait de l’épuisement du stock national », nous a expliqué notre source. Même son de cloche de la part de Mohamed Allalou, président de la Confédération nationale de la pêche côtière, qui n’arrive pas non plus à saisir les motivations qui ont amené le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime à conclure cet accord. « Alors que tout le monde tire la sonnette d’alarme sur l’épuisement du stock national, on est surpris de voir le ministre prendre pareille décision», nous a–t-il déclaré avant de poursuivre : « S’il y a des intentions politiques derrière cet accord, c’est à l’Etat d’assumer ses responsabilités».
Le président de la CNPC estime également que les accords de pêche sont conclus sans consultation préalable des professionnels du secteur. « On ne sait absolument rien des accords conclus avec le Japon et la Russie. Ainsi, rien n’a filtré concernant la durée de ces accords ni sur la quantité de prises permise encore moins sur les mécanismes de contrôle », nous a-t-il précisé.
Selon lui, la conclusion de cet accord fait voler en éclats les discours d’Aziz Akhannouch sur la protection des ressources puisque les Russes sont réputés par leurs méthodes de pêche peu respectueuses de l’environnement. Mieux encore, ledit accord a été conclu au mauvais moment. « Aujourd’hui, les unités nationales n’arrivent plus à atteindre les 30% de leurs capacités de production du fait de l’épuisement du stock national », nous a expliqué notre source. Même son de cloche de la part de Mohamed Allalou, président de la Confédération nationale de la pêche côtière, qui n’arrive pas non plus à saisir les motivations qui ont amené le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime à conclure cet accord. « Alors que tout le monde tire la sonnette d’alarme sur l’épuisement du stock national, on est surpris de voir le ministre prendre pareille décision», nous a–t-il déclaré avant de poursuivre : « S’il y a des intentions politiques derrière cet accord, c’est à l’Etat d’assumer ses responsabilités».
Le président de la CNPC estime également que les accords de pêche sont conclus sans consultation préalable des professionnels du secteur. « On ne sait absolument rien des accords conclus avec le Japon et la Russie. Ainsi, rien n’a filtré concernant la durée de ces accords ni sur la quantité de prises permise encore moins sur les mécanismes de contrôle », nous a-t-il précisé.