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Abderrahim Oummani: C’est une initiative qui date de plus d’un an. En effet, juste après ma réélection à la présidence, j’en ai fait part au bureau et ensuite à l’assemblée préfectorale qui ont validé ma proposition concernant l’élaboration d’un plan préfectoral de développement pour avoir une vision globale des besoins de toutes les communes, et planifier dans le temps toutes les réalisations que nous pouvons effectuer au niveau de l’infrastructure, c’est-à-dire tout ce qui est routes, électricité rurale, eau potable, et bien sûr les secteurs sociaux où il y a des besoins énormes et surtout au niveau de la santé et de l’éducation et puis les secteurs économiques pour créer des emplois et une richesse. Notre priorité, c’est le monde rural, sachant que la municipalité a toutes les compétences et les moyens humains et financiers. D’ailleurs, elle a déjà établi son plan de développement. Nous, nous avons donné la priorité au rural parce que les communes rurales n’ont ni les moyens humains ni les moyens financiers.
Pourquoi un plan de développement aujourd’hui, et quelle est la démarche que vous allez adopter?
Vu mon expérience, lors des précédents mandats, je pense qu’il ne faut pas attendre la fin de l’année pour planifier l’excédent budgétaire. On ne peut donc avoir une vision globale en la matière. Nous avons préféré confier ce travail à un bureau d’études pour éviter des conflits politiques entre les représentants des communes. Cependant, nous avons déjà eu des contacts avec les communes rurales. Nous sommes allés sur place, nous les avons rencontrées, écoutées. Elles nous ont exposé leurs problèmes, exprimé leurs besoins et fait part de leurs propositions. Et dans un deuxième temps, on a contacté tous les services extérieurs pour qu’ils nous donnent ce qu’ils prévoient au niveau de leur plan. Et tout ça pour essayer de travailler en parfaite synergie et responsabiliser tout le monde. Nous voulons que tout le monde se sente concerné. Et je pense que nous pourrons avoir une visibilité. Nous pourrons valider et approuver ce plan durant la session du mois de mai 2011. Et à partir de juin, on pourra commencer la réalisation. Il est évident que le volet financier va être important, mais pour ce qui est des ressources, nous sommes très optimistes.
Comment évaluez-vous l’atelier de concertation ?
C’est une excellente initiative de pouvoir réunir toutes les personnes concernées par ce projet : les élus, la société civile, l’univeristé, les services extérieurs, les services de la wilaya, les acteurs économiques et sociaux, des experts, des universitaires... Toutes les compétences étaient donc réunies pour discuter du plan et faire des propositions concrètes. Il y avait d’ailleurs une assistance très nombreuse, environ deux cent quatre-vingts personnes. Il y avait trois ateliers. Un atelier des secteurs éconmiques, un atelier des secteurs sociaux et de l’environnement et puis un troisième pour l’infrastructure. Donc, je pense qu’il y avait un bon débat. En tout cas, l’objectif est atteint. Maintenant, nous allons passer à la vitesse supérieure pour préparer ce plan dans de bonnes conditions.