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L'histoire demeure le véritable déterminant de la qualité de toute œuvre de fiction, a affirmé, dimanche, le romancier et scénariste Abdelilah Hamdouchi, évoquant une "crise de narration" de nature à freiner le rythme de développement de la créativité cinématographique et télévisée marocaine.
Animant une master class organisée en marge du 15e Festival de Meknès de la fiction télévisée, M. Hamdouchi, également membre de jury, a indiqué que les créateurs nationaux peinent toujours à concevoir une approche narrative leur permettant de représenter la réalité marocaine de manière artistique convaincante, malgré la présence au Maroc de réalisateurs, de producteurs et d'acteurs talentueux, d'un riche patrimoine historique et culturel et de sites qui séduisent les plus grands producteurs étrangers.
Il existe un fossé entre les écrivains et les les créateurs de la fiction et du cinéma au Maroc, en raison de barrières culturo-linguistiques, les cinéastes s'intéressant si peu aux œuvres littéraires marocaines écrites en arabe, a-t-il estimé. La littérature locale, taxée parfois de "mentale", manque d’intrigues dramatiques adaptables dans le 7e art, a ajouté le scénariste.
Pour lui, un scénario dépourvu d’un "point de vue" clair de la part de son auteur ne peut apporter de valeur ajoutée à une œuvre télévisuelle ou cinématographique.
Il a par ailleurs expliqué que la "construction des personnages" constitue le maillon faible de la production cinématographique marocaine, ces derniers apparaissant souvent "superficiels et peu convaincants".
M. Hamdouchi a, à cet égard, appelé à approfondir la recherche et l'étude des aspects psychologiques, historiques et professionnels de chaque personnage afin d'en garantir la crédibilité, insistant sur le fait que le héros dramatique doit être "porteur d’une idée ou d’une cause" pour que le public s'identifie à lui.
Concernant la répartition des rôles lors du processus créatif, il a regretté une proéminence au Maroc de la vision du réalisateur, qui met tous les éléments du film à son service, alors que le "scénariste" manque de visibilité contrairement au réalisateur ou aux acteurs, qui accaparent la notoriété et la célébrité, au moment où le texte reste la pierre angulaire de toute œuvre cinématographique.
Cette master class a été suivie par un échange entre le conférencier et des professionnels, des étudiants et des chercheurs, créant ainsi un espace de réflexion en vue de dégager des perspectives communes sur le développement de l'industrie télévisuelle au Maroc.
Animant une master class organisée en marge du 15e Festival de Meknès de la fiction télévisée, M. Hamdouchi, également membre de jury, a indiqué que les créateurs nationaux peinent toujours à concevoir une approche narrative leur permettant de représenter la réalité marocaine de manière artistique convaincante, malgré la présence au Maroc de réalisateurs, de producteurs et d'acteurs talentueux, d'un riche patrimoine historique et culturel et de sites qui séduisent les plus grands producteurs étrangers.
Il existe un fossé entre les écrivains et les les créateurs de la fiction et du cinéma au Maroc, en raison de barrières culturo-linguistiques, les cinéastes s'intéressant si peu aux œuvres littéraires marocaines écrites en arabe, a-t-il estimé. La littérature locale, taxée parfois de "mentale", manque d’intrigues dramatiques adaptables dans le 7e art, a ajouté le scénariste.
Pour lui, un scénario dépourvu d’un "point de vue" clair de la part de son auteur ne peut apporter de valeur ajoutée à une œuvre télévisuelle ou cinématographique.
Il a par ailleurs expliqué que la "construction des personnages" constitue le maillon faible de la production cinématographique marocaine, ces derniers apparaissant souvent "superficiels et peu convaincants".
M. Hamdouchi a, à cet égard, appelé à approfondir la recherche et l'étude des aspects psychologiques, historiques et professionnels de chaque personnage afin d'en garantir la crédibilité, insistant sur le fait que le héros dramatique doit être "porteur d’une idée ou d’une cause" pour que le public s'identifie à lui.
Concernant la répartition des rôles lors du processus créatif, il a regretté une proéminence au Maroc de la vision du réalisateur, qui met tous les éléments du film à son service, alors que le "scénariste" manque de visibilité contrairement au réalisateur ou aux acteurs, qui accaparent la notoriété et la célébrité, au moment où le texte reste la pierre angulaire de toute œuvre cinématographique.
Cette master class a été suivie par un échange entre le conférencier et des professionnels, des étudiants et des chercheurs, créant ainsi un espace de réflexion en vue de dégager des perspectives communes sur le développement de l'industrie télévisuelle au Maroc.










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