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AVC, chaque minute compte


Une prise en charge rapide permet d’éviter les séquelles



Au Maroc comme partout ailleurs dans le monde, les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont beaucoup plus fréquents qu’il n’y paraît. Si aux quatre coins de la planète, l’AVC est la deuxième cause de mortalité avec 17 millions de victimes dont 31% chez des personnes âgées de moins de 65 ans, pour 6 millions de décès, au Maroc, les chiffres manquent cruellement. Pour se faire une idée, on n’a eu d’autre choix que de se référer à une enquête épidémiologique réalisée par des neurologues il y a plus de dix ans. L’échantillon de 60.000 personnes a permis d’estimer que le nombre annuel de personnes victimes d’AVC était à l’époque de 30.000 personnes dont moins de 20% étaient hospitalisées et 8000 sont décédées à la phase aiguë. A cela s’ajoutent également les 80.000 Marocains qui vivaient avec des séquelles neurologiques d’AVC. Autre donnée importante, le nombre de jeunes adultes atteints d’AVC qui ne cessait d’augmenter en raison de l’augmentation du diabète, de l’obésité et de la consommation du tabac. En plus d’adopter une hygiène de vie plus saine permettant tout simplement de l’éviter ou du moins d’en atténuer les risques, une prise en charge rapide d’un AVC permet de supprimer les séquelles. Dans un documentaire diffusé sur la chaîne franco-allemande ARTE, un docteur explique : « Si vous êtes en présence d’une personne qui fait un AVC, appelez immédiatement les urgences. Les premiers soins médicaux doivent être effectués dans le quart d’heure qui suit l’attaque. Donc, chaque minute compte». D’autant plus que seulement une victime sur trois retrouve son quotidien après un AVC. Les séquelles peuvent être lourdes et handicapantes. Un constat qui confirme que l’AVC est un redoutable assassin au même titre qu’il provoque d’énormes handicaps. Afin de pouvoir prévenir les secours, il faut être capable d’en détecter les symptômes dont les principaux sont : une paralysie d’un côté du corps, des troubles du langage, une perte de la vision d’un œil, un mal de tête brutal et intense. Mais comment réagir face à un AVC. Outre appeler les secours, assurezvous que les voies respiratoires de la victime demeurent ouvertes. Il faut aussi penser à vérifier les signes vitaux, sans oublier de placer la victime en position confortable ou en position latérale de sécurité, le côté paralysé vers le haut. Aussi étonnant que cela puisse paraître, dans 20 à 30% des cas d’AVC, on ne parvient pas à en préciser les causes, même en vérifiant toutes les pistes possibles et imaginables. Toutefois, l’une des causes majeures des AVC réside dans les caillots sanguins. Ils bouchent les artères du cerveau et provoquent la mort des cellules nerveuses comme le rappelle ledit docteur dans le reportage d’ARTE : « Les premiers facteurs de risques, c’est l’hypertension artérielle, si on parvenait à le refaire à grande échelle, chez toutes les personnes qui en souffrent, on enregistrerait une baisse très sensible des AVC», conclut-il. 

C.C
Dimanche 22 Décembre 2019

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