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A l'approche du Ramadan, les préparatifs s’accélèrent pour accueillir le mois sacré dans la capitale belge, où vit une nombreuse communauté marocaine qui marque de son empreinte cette période particulière de l’année.
De Molenbeek à Saint-Josse en passant par la rue de Brabant, les communes et quartiers bruxellois qui connaissent une forte présence marocaine donnent des signes indéniables que le compte à rebours pour le début du mois béni a été déclenché. Des commerces très fréquentés, des vitrines décorées pour l’occasion et des senteurs typiques liées aux spécialités culinaires marocaines et qui invoquent des sentiments de nostalgie, de joie et de communion.
Rue de Brabant, où les cultures coexistent et les traditions se rencontrent, les boulangeries et pâtisseries prennent des allures d’ateliers vivants qui perpétuent des gestes et un savoir-faire ancestral, pour préparer des mets traditionnels incontournables de la table du Ftour marocain.
Dans une boulangerie de Saint-Josse, Aïcha s’applique à la tâche avec enthousiasme pour proposer aux clients un vaste assortiment de Mlaoui, Baghrir, Chebakia et autres spécialités typiquement marocaines. "La demande augmente avant le début du Ramadan, car les gens recherchent le même goût qu’ils connaissent dans les foyers marocains", explique-t-elle à la MAP.
Pour elle, il ne s’agit pas seulement d’une activité commerciale saisonnière, mais de la perpétuation d’un ensemble de traditions et coutumes préservées par les femmes marocaines de génération en génération.
Par ailleurs, les étales des commerces de la Rue de Brabant se sont remplis d’épices, de dattes, de légumineuses, d’huiles d’olive et d’autres produits alimentaires très recherchés durant ce mois sacré, où la vie des fidèles se réorganise autour des moments clés du S'hour et du Ftour.
Les arômes des épices se conjuguent aux voix des clients, transformant les courses en un rituel social où l’on échange félicitations, conseils pour une bonne alimentation durant le Ramadan et informations sur l’horaire du premier iftar collectif de l’année.
"Je veille à approvisionner la maison de tous dont on a besoin en denrées alimentaires et épices des jours avant le début du Ramadan. Ici je trouve la même qualité et le même goût que dans mon pays d’origine", confie à la MAP l’une des clientes, une Marocaine vivant à Anderlecht (Bruxelles).
"Le sens des préparatifs du mois sacré va au-delà de la satisfaction des simples besoins alimentaires. Il s’agit surtout de préserver notre identité à travers de nombreux petits détails", a-t-elle ajouté.
Cela vaut aussi pour les habits traditionnels, qui connaissent une forte demande à cette occasion. Les commerces spécialisés présentent un large choix de Jellabas, Jabadours et autres articles vestimentaires qui forment un autre pilier du patrimoine marocain et sont particulièrement prisés pour célébrer ce mois ainsi que pour fêter l'Aïd Al Fitr.
Haj Saïd, un commerçant de la Rue de Brabant, a confirmé à la MAP le succès des habits traditionnels marocains auprès des membres de la communauté marocaine en Belgique et en Europe ainsi que d’autres communautés musulmanes. "Les gens préparent le Ramadan des semaines à l’avance et achètent les habits qui leur vont le mieux pour fêter comme il se doit ce mois béni, avec une touche marocaine authentique et cet esprit de Tamghrabit profondément ancré en nous".
Certes, Ramadan à Bruxelles n’est pas une copie conforme de ce mois sacré au Maroc, mais une extension qui s’adapte à la réalité des lieux tout en gardant la même essence. Il démontre la capacité de la communauté marocaine à préserver son héritage culturel et ses traditions, perpétuant l’esprit d’un mois de piété, chaleureux et fédérateur.
Par Jaouad Touiouel (MAP)
De Molenbeek à Saint-Josse en passant par la rue de Brabant, les communes et quartiers bruxellois qui connaissent une forte présence marocaine donnent des signes indéniables que le compte à rebours pour le début du mois béni a été déclenché. Des commerces très fréquentés, des vitrines décorées pour l’occasion et des senteurs typiques liées aux spécialités culinaires marocaines et qui invoquent des sentiments de nostalgie, de joie et de communion.
Rue de Brabant, où les cultures coexistent et les traditions se rencontrent, les boulangeries et pâtisseries prennent des allures d’ateliers vivants qui perpétuent des gestes et un savoir-faire ancestral, pour préparer des mets traditionnels incontournables de la table du Ftour marocain.
Dans une boulangerie de Saint-Josse, Aïcha s’applique à la tâche avec enthousiasme pour proposer aux clients un vaste assortiment de Mlaoui, Baghrir, Chebakia et autres spécialités typiquement marocaines. "La demande augmente avant le début du Ramadan, car les gens recherchent le même goût qu’ils connaissent dans les foyers marocains", explique-t-elle à la MAP.
Pour elle, il ne s’agit pas seulement d’une activité commerciale saisonnière, mais de la perpétuation d’un ensemble de traditions et coutumes préservées par les femmes marocaines de génération en génération.
Par ailleurs, les étales des commerces de la Rue de Brabant se sont remplis d’épices, de dattes, de légumineuses, d’huiles d’olive et d’autres produits alimentaires très recherchés durant ce mois sacré, où la vie des fidèles se réorganise autour des moments clés du S'hour et du Ftour.
Les arômes des épices se conjuguent aux voix des clients, transformant les courses en un rituel social où l’on échange félicitations, conseils pour une bonne alimentation durant le Ramadan et informations sur l’horaire du premier iftar collectif de l’année.
"Je veille à approvisionner la maison de tous dont on a besoin en denrées alimentaires et épices des jours avant le début du Ramadan. Ici je trouve la même qualité et le même goût que dans mon pays d’origine", confie à la MAP l’une des clientes, une Marocaine vivant à Anderlecht (Bruxelles).
"Le sens des préparatifs du mois sacré va au-delà de la satisfaction des simples besoins alimentaires. Il s’agit surtout de préserver notre identité à travers de nombreux petits détails", a-t-elle ajouté.
Cela vaut aussi pour les habits traditionnels, qui connaissent une forte demande à cette occasion. Les commerces spécialisés présentent un large choix de Jellabas, Jabadours et autres articles vestimentaires qui forment un autre pilier du patrimoine marocain et sont particulièrement prisés pour célébrer ce mois ainsi que pour fêter l'Aïd Al Fitr.
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Certes, Ramadan à Bruxelles n’est pas une copie conforme de ce mois sacré au Maroc, mais une extension qui s’adapte à la réalité des lieux tout en gardant la même essence. Il démontre la capacité de la communauté marocaine à préserver son héritage culturel et ses traditions, perpétuant l’esprit d’un mois de piété, chaleureux et fédérateur.
Par Jaouad Touiouel (MAP)








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