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C’était le 20 février 2011. Des milliers ont répondu présent à l’appel de jeunes actifs sur les réseaux sociaux. Ils ont battu le pavé dans plus de soixante villes et villages. Guidés par un seul slogan: «Contre la prévarication, contre le despotisme». Pour la première fois, les jeunes du Royaume ont réfuté l’idée les qualifiant de déserteurs du champ politique. Les «févriéristes» ont donné la preuve que les jeunes Marocains boudaient plutôt un genre bien précis de politique : la politique de l’opacité et du mensonge. Le top level politique qu’ils ont fixé était : «Pour une monarchie parlementaire» et du coup se mettaient en parfaite harmonie avec les appels à la refonte politique globale à laquelle appelaient les acteurs politiques démocratiques de gauche. Toute la classe moyenne avait partagé les aspirations légitimes des jeunes du 20 février.
A un certain moment, les manifestations avaient lieu dans une centaine de villes, villages et bourgs. Après une période d’hésitation, la riposte n’allait pas tarder. Dans certains endroits, la violence était devenue systématique. Mais, chemin faisant, le mouvement n’était plus le même. L’esprit non plus. Idem pour les objectifs. Voilà que des extrémistes de tous bords effaçaient d’un coup de balai les revendication majeures et responsables. Une alliance contre-nature entre «Annahj Addimocrati» et «Al Adl wa Lihsan» décidait de tout! La démocratie revendiquée manquait déjà à ce niveau. Le discours Royal du 9 mars 2011 et le changement de stratégie du mouvement décidé par ces deux formations avaient réussi à faire fuir les classes moyennes… Les manifs commençaient à se vider et à se raréfier.
Le cours de la réforme avait ses limites mais aussi sa logique. Ce que n’avait pas bien et assez vite assimilé un mouvement entré en déliquescence. Beaucoup d’aspirations des jeunes du 20 février ont été satisfaites. Beaucoup d’autres restent dans le cadre des « objectifs reportés », mais le mouvement a réussi à donner une nouvelle image du Maroc. Cela est certainement indéniable et irréversible.
A un certain moment, les manifestations avaient lieu dans une centaine de villes, villages et bourgs. Après une période d’hésitation, la riposte n’allait pas tarder. Dans certains endroits, la violence était devenue systématique. Mais, chemin faisant, le mouvement n’était plus le même. L’esprit non plus. Idem pour les objectifs. Voilà que des extrémistes de tous bords effaçaient d’un coup de balai les revendication majeures et responsables. Une alliance contre-nature entre «Annahj Addimocrati» et «Al Adl wa Lihsan» décidait de tout! La démocratie revendiquée manquait déjà à ce niveau. Le discours Royal du 9 mars 2011 et le changement de stratégie du mouvement décidé par ces deux formations avaient réussi à faire fuir les classes moyennes… Les manifs commençaient à se vider et à se raréfier.
Le cours de la réforme avait ses limites mais aussi sa logique. Ce que n’avait pas bien et assez vite assimilé un mouvement entré en déliquescence. Beaucoup d’aspirations des jeunes du 20 février ont été satisfaites. Beaucoup d’autres restent dans le cadre des « objectifs reportés », mais le mouvement a réussi à donner une nouvelle image du Maroc. Cela est certainement indéniable et irréversible.