2 milliards de DH par an investis dans la sécurité par l’ONCF : 34 millions de Marocains ont choisi le train en 201


Nezha MOUNIR
Samedi 10 Mars 2012

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Dévoiler la stratégie de l’Office national des chemins de fer en matière de sécurité ferroviaire. C’est dans ce sens qu’a été organisée une conférence de presse ce jeudi à Rabat par Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’Office. La sécurité est une valeur intrinsèque. Y investir autant sur le plan humain que financier est le meilleur moyen de préserver des vies humaines. Afin d’évaluer cet effort et de mettre en exergue ses points forts et ceux à améliorer, des simulations de catastrophes ferroviaires sont organisées régulièrement par l’ONCF. La dernière en date est celle du 28 février, grandeur nature,  dont le film et les résultats ont été présentés lors de cette rencontre.
Nul besoin de rappeler que la sécurité est un atout majeur dans tous les secteurs d’activité a fortiori le transport ferroviaire. Et pour cause, elle représente le taux de satisfaction le plus élevé (87%) de  l’ensemble des critères de l’enquête de satisfaction. C’est d’ailleurs le premier critère  de choix par rapport aux autres moyens de transport. Les chiffres sont là pour le prouver puisque le nombre de voyageurs ayant emprunté le train est passé de 21 millions  en 2005  à 34 millions en 2011. Mais pour réussir ce challenge, d’énormes moyens sont déployés. 50% de l’ensemble des formations dispensées sont dédiées à la sécurité dont l’effectif couvre  60% par rapport à l’ensemble des collaborateurs. Une attention toute particulière est accordée aux installations techniques qui, à la pointe de la technologie, n’ont rien à envier à celles adoptées dans les pays occidentaux. Encore faut-il tenir compte des facteurs exogènes influant sur la sécurité ferroviaire. Il en est ainsi du non-respect des consignes de sécurité, des traversées anarchiques ou des jets de pierre.
Côté investissement, l’ONCF ne lésine pas sur les moyens. Un budget de 2 milliards de DH est destiné à améliorer la sécurité. Cette dernière nécessite obligatoirement la suppression des passages à niveau qui sont actuellement au nombre de 399. Toute une stratégie a été suivie durant plusieurs années pour une suppression graduelle et la construction en parallèle d’ouvrages de franchissement. Le programme de suppression de ces passages pour la période 2010-2015 prévoit la suppression de 118 unités pour un financement de 500 millions de DH.
Par ailleurs, le film-reportage de la simulation du déraillement d’un train entre Aïn Sebaa et Casa-Port a été diffusé devant la presse. C’est une opération à grande échelle ayant nécessité la mobilisation de plus de 600 personnes avec l’intervention de plusieurs services extérieurs. L’occasion pour mesurer le niveau de coordination et de réactivité des différents services d’intervention ONCF et des secours publics. La mise en œuvre des consignes de sécurité et des plans de secours ainsi que la façon de sensibiliser le public à ce genre d’événement ont été pris également en compte.
Le film était certes très ressemblant mais la réalité risque d’être plus tragique. D’où la nécessité de redoubler d’imagination.

Nezha MOUNIR
Samedi 10 Mars 2012
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