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Le 25 juin 1998, le monde artistique en Algérie fut secoué par l’assassinat de l’un des chanteurs et intellectuels amazighs les plus en vue : Matoub Lounès. De retour de Tizi Ouzou à Aït Douala, son village natal, Matoub Lounés trouva la mort. Des balles meurtrières obscurantistes qui l’attendaient avaient criblé son corps. Toute la Kabylie fut endeuillée. Personne n’a par la suite parlé des circonstances ni des conditions de ce meurtre abject. Seule consolation, des centaines de milliers de fans, de sympathisants de la cause amazighe, de démocrates et de simples citoyens kabyles étaient venus dire adieu et rendre hommage à leur fils prodige. Des funérailles rarement organisées sinon unique dans l’Algérie contemporaine. Fort furieux, les jeunes, eux, ne se sont pas contentés de cet adieu, mais se sont lancés dans un soulèvement d’indignation et de condamnation des obscurantistes, mais aussi des autorités qui ont gardé un silence incroyable.
Son combat contre le terrorisme islamiste dérangeait déjà les émirs de sang. D’ailleurs le 25 septembre 1994, Matoub Lounès fut enlevé par un groupe armé, puis libéré au terme d’une forte mobilisation de l’opinion kabyle. Mais il fut aussi grièvement blessé en octobre 1988 par un gendarme. Ironie du sort, il fut la cible aussi bien des terroristes que des éradicateurs.
Beaucoup disent aujourd’hui que Matoub Lounès n’est pas mort. Et pour cause, un album posthume a vu le jour quelques semaines après son décès, sous le nom « Lettre ouverte aux... ». Une véritable dénonciation d’Al Mouradia et du système des généraux Matoub ne mâchait pas ses mots, tellement son verbe engagé raillait une situation de dictature. D’ailleurs, depuis la sortie de son premier album « A Yizem anda tellid ? » (Ô lion où es-tu ?), Matoub Lounès ne cessa de défendre les martyrs et les combattants, les vrais, et de condamner les dirigeants de l’Algérie, lesquels, selon lui, ont « usurpé le pouvoir et bridé la liberté d’expression ».
Prix et distinctions
- 1994 : Prix de la mémoire pour son livre « Le Rebelle »
- 1995 : Prix de la liberté d’expression du S.C.I.J.(Canada)
Une fondation porte son nom
- Deux rues baptisées en son nom à Grenoble et Lyon
Son combat contre le terrorisme islamiste dérangeait déjà les émirs de sang. D’ailleurs le 25 septembre 1994, Matoub Lounès fut enlevé par un groupe armé, puis libéré au terme d’une forte mobilisation de l’opinion kabyle. Mais il fut aussi grièvement blessé en octobre 1988 par un gendarme. Ironie du sort, il fut la cible aussi bien des terroristes que des éradicateurs.
Beaucoup disent aujourd’hui que Matoub Lounès n’est pas mort. Et pour cause, un album posthume a vu le jour quelques semaines après son décès, sous le nom « Lettre ouverte aux... ». Une véritable dénonciation d’Al Mouradia et du système des généraux Matoub ne mâchait pas ses mots, tellement son verbe engagé raillait une situation de dictature. D’ailleurs, depuis la sortie de son premier album « A Yizem anda tellid ? » (Ô lion où es-tu ?), Matoub Lounès ne cessa de défendre les martyrs et les combattants, les vrais, et de condamner les dirigeants de l’Algérie, lesquels, selon lui, ont « usurpé le pouvoir et bridé la liberté d’expression ».
Prix et distinctions
- 1994 : Prix de la mémoire pour son livre « Le Rebelle »
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