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​Ni 1, ni 2, ni 3 : C’est du Benkirane zéro




​Ni 1, ni 2, ni 3 : C’est du  Benkirane zéro
On ne change pas une équipe qui … perd. Telle semble la devise de ce coach de Benkirane.
Il s’agit pour utiliser un jargon footballistique de changements poste par poste. C’est généralement ce que font les entraîneurs en manque d’idées et d’imagination, des techniciens adeptes du moindre effort.
S’il y a une logique qui semble avoir commandé cette autre action du chef du gouvernement, elle serait tout au plus étroitement arithmétique. Les petits calculs, c’est son truc, son but se limitant à préserver sa coalition.
Autant dire que l’on n’en est pas aujourd’hui à un Benkirane III, puisque les mêmes équilibres continuent de prévaloir.
Tout laisse penser cependant que si Abdelilah Benkirane a procédé auxdits changements, ce n’est sûrement pas de gaieté de cœur. Même quand affaires et autres scandales faisaient la Une, il s’escrimait à faire dans le faux-fuyant, l’esquive ou le démenti. Quand il ne pouvait plus nier ce qui était devenu une évidence, une réalité palpable et incontestable, il a laissé traîner les choses. Et même quand Ouzzine est parti de la Jeunesse et des Sports, il s’est passé pratiquement une quinzaine de jours avant que l’on entende parler de celui devant assurer l’intérim à la tête de ce département. Insensé.
Apparemment, Benkirane doit être le seul au Maroc à ne pas être à l’heure de la Constitution de 2011. Mis à part ses crises de nerfs répétées, ses discours agités et ses propos incontrôlés, il serait plutôt discret. Effacé.
Il faut cependant souligner que c’est bien le Roi, tel que la Constitution le stipule, qui a pris l’acte décisionnel concernant le départ d’Ouzzine ainsi que pour les autres ministres et notamment Choubani et Benkhaldoune.
Les petits arrangements et autres calculs de l’actuelle majorité numérique nous ont flanqué un jeune septuagénaire pour s’occuper de la jeunesse de ce pays comme de ses sportifs.
C’est là une autre preuve d’inconstance. Le numéro 1 du Mouvement populaire avait jusque-là la charge de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire national. Pourquoi aurait-il décidé de changer de cap ? A moins qu’il estime que son projet et sa mission à ce niveau, si projet et mission il y avait, ont été bel et bien accomplis. Mais passer le relais à un bleu alors que la loi de Finances 2015 en serait bientôt à sa deuxième moitié et que l’année à venir serait plus celle des élections qu’autre chose.
C’est maladroit pour ne pas dire plus. Les élections justement y seraient pour beaucoup. Laenser voudrait occuper le devant de la scène en étant en contact avec la jeunesse et les sportifs du pays. Un vieux stratagème de la part d’un vieux ministre.

Par Mohamed Benarbia
Vendredi 22 Mai 2015

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