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​Mea culpa en aparté : Hugh ! Benky a dit




​Mea culpa en aparté :  Hugh ! Benky a dit
En cette veille du Ramadan, l’heure serait au repentir. La preuve par Benkirane.  Le bouillonnant chef du gouvernement aurait poussé la sagesse jusqu’à faire son mea culpa quoiqu’en aparté et même pas à moitié.
Entouré des siens, il aurait donc reconnu que la fameuse réforme de l’enseignement promise à cor et à cri, n’était plus qu’une chimère, à l’instar donc de toutes ses promesses qu’il a distribuées sans compter pour pas grand-chose. L’opulence de l’ensemble des Marocains dans un Maroc rayonnant reportée à plus tard. Pire, c’est tout un système éducatif qui est en train de f… le camp. Et ce ne sont pas les énormes fuites qui ont marqué les derniers examens du baccalauréat qui seraient pour rassurer à ce niveau.
Peut-on parler de quelque volonté de réforme quand on ne dispose ni de projet, ni de programme ni de planning pour ?
Sauf que Benkirane aurait tout de même sa petite idée là-dessus et qu’il aurait murmurée, là aussi, en aparté. La privatisation serait la solution idéale. L’Etat doit se laver les mains de l’enseignement et dans la foulée de l’éducation. On se retiendrait de penser que ce coup-ci, le proprio d’écoles prend le dessus sur le chef du gouvernement.
Autre demi-aveu, un secret de Polichinelle au fait, concerne cette lutte hautement titanesque, qui devait être menée contre toute forme de corruption, de dépravation et de prévarication.
Le Maroc était tout indiqué pour devenir, sous leur ère, une cité idéale où essaiment anges et autres Samaritains.
On en sait quelque chose aujourd’hui, surtout avec le blanc-seing accordé par le même Benkirane et qui y a mêlé Dieu, comme à son habitude.
Le chef du gouvernement est tenu d’assumer, de reconnaître ses ratages de manière officielle et en public. De parler également d’autres secteurs dirigés notamment par quelques-uns de ses protégés. Des exemples ? La Solidarité, la Femme, la Famille et le Développement social confiés à une Bassima Hakkaoui qui brille par son absence et son étonnante discrétion depuis qu’elle est passée de l’autre côté de la barre.
Tout comme un Abdelaziz Rebbah, son Equipement et ses Routes, et surtout, ses catastrophes, ses accidents, ses scandales autoroutiers ou de spoliation de sable.
Ou encore Mustapha Khalfi, trop occupé à défendre l’indéfendable, à jeter l’opprobre sur toute œuvre artistique, à tirer sur le ciné, la télé, la musique … A tel point que l’on serait enclin à croire qu’il passe son temps à visionner ses œuvres … diaboliques.
Benkirane, et vous avec, rappelez-leur qu’il y a tellement de belles choses à voir et qu’il y a tellement de bonnes choses à faire pour ce pays au lieu de continuer à tourner en rond!

Par Mohamed Benarbia
Jeudi 18 Juin 2015

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