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​Le devoir de mémoire




​Le devoir  de mémoire
L’estafilade est toujours là. Aussi apparente et aussi abjecte qu’elle l’a toujours été depuis les évènements tragiques du 16 mai 2003. 
Les nombreux démantèlements de cellules terroristes en gestation par les services de sécurité sont là pour nous rappeler que le danger continue à nous guetter, qu’il ne faut pas que nous baissions la garde et que nous avons l’obligation de continuer à combattre par tous les moyens légaux, les idéologies qui prônent la haine, la violence et le terrorisme. 
Rien, en effet, ne peut justifier l’indicible. Surtout quand il s’édulcore de ces déviances abjectes. Encore faut-il essayer d’analyser les conditions sociopolitiques qui ont permis à cette idéologie de naître, en gardant à l’esprit que les facteurs sociologiques sont des phénomènes complexes, qui ne sont pas nés du jour au lendemain, mais des processus dynamiques qui s’accumulent au fil du temps. Ceci d’autant plus que dans sa version terroriste, l’extrémisme participe d’une idéologie du prosélytisme et de l’exclusion dont la propagande exploite la misère et l’ignorance d’autrui pour le pousser à commettre l’irréparable. Mais, contrairement à d’autres formes de terrorisme, celui que nous vivons aujourd’hui et qui intervient sous le couvert de la religion, prend pour cible les symboles de la modernité et du progrès, s’attaque aux institutions et édifices publics et n’exclut personne. Les terroristes ne croient ni en l’Etat, ni à la patrie. Pour eux, la mort n’est rien d’autre qu’un simple fait de propagande. L’être humain en soi n’a de valeur que comme chair à canon qui ne coûte presque rien pour ses commanditaires hormis une promesse de paradis éventuel. C’est, tout au plus une arme de destruction qui  cause énormément de dégâts et permet d’installer un climat de peur, d’instabilité et de terreur. D’où l’absolue nécessité d’immuniser le tissu social et la vie politique contre toute forme d’extrémisme. L’école, la mosquée, l’espace associatif et partisan, bref tous les champs de l’action sociale doivent être investis par les forces du progrès et de la modernité. Ce n’est ni en profanant le religieux, ni en sacralisant le profane que l’on pourrait régler les questions du développement. C’est par l’effort collectif et quotidien et par la démocratie qu’on y arrivera. Chacun doit donc choisir son camp. Avec courage et en toute connaissance de cause.

Samedi 16 Mai 2015

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