Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

​Le Premier ministre grec estime qu'un accord est "proche"

Athènes doit 320 milliards d’euros à ses créanciers soit 175% du PIB




​Le Premier ministre grec estime qu'un accord est "proche"
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a estimé jeudi qu'Athènes était proche d'un accord avec ses créanciers internationaux, ajoutant que le pays honorerait le remboursement de 300 millions d'euros dûs au Fonds monétaire international (FMI) vendredi.
Mais, si la Commission européenne a pris acte des "progrès accomplis dans la prise en compte des positions réciproques", le gouvernement grec rejette toujours la réduction des prestations sociales et la hausse de la fiscalité réclamées par le FMI et l'Union européenne en échange de nouveaux prêts.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui a reçu Alexis Tsipras pour un dîner organisé mercredi soir au siège de l'exécutif européen à Bruxelles en compagnie de Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, organisera une nouvelle réunion de ce type dans les prochains jours, ont dit des responsables.
Alors que les grandes puissances européennes -- et les Etats-Unis -- s'inquiètent des conséquences imprévisibles de ces négociations qui traînent en longueur, les créanciers se sont montrés prêts à faire des compromis, notamment en abaissant leurs exigences en termes d'excédent budgétaire primaire.
Alors que Nikos Filis, le porte-parole de Syriza, le parti de gauche au pouvoir, avait dit que le gouvernement grec préférait organiser des élections anticipées plutôt que d'accepter un ultimatum des créanciers internationaux, Alexis Tsipras tout sourire déclarait qu'Athènes continuerait d'honorer ses engagements. 
Le versement dû au 5 juin est le premier des quatre remboursements que la Grèce doit effectuer au FMI d'ici la fin du mois, pour un montant total de 1,6 milliard d'euros.
Un éventuel accord avec ses créanciers permettrait en principe à Athènes, qui n'a plus accès aux marchés internationaux de la dette, de percevoir le solde d'environ 7,2 milliards d'euros des aides prévues par le plan d'aide en cours, censé s'achever le 30 juin.
La Grèce doit un total de 320 milliards à ces créanciers, ce qui représente 175% de son produit intérieur brut. Quelque 65% de ces créances sont détenues par les gouvernements de la zone euro et 8,7 milliards d'euros par la Banque centrale européenne.
Alexis Tsipras a une nouvelle fois exclu la suppression d'une prestation pour les retraités à faibles revenus ou encore une modification de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui, selon lui, se traduirait par une hausse de dix points de pourcentage de la fiscalité sur l'électricité.
"Nous sommes très proches d'un accord sur l'excédent primaire. Ce qui veut dire que toutes les parties sont d'accord pour aller de l'avant sans avoir recours aux sévères mesures d'austérité du passé", a ajouté le Premier ministre grec.
 Depuis le début de la semaine, les créanciers de la Grèce et Athènes ont chacun défini leur propre version d'un compromis possible. La Commission européenne a estimé que les pourparlers entre le Premier ministre grec et ses interlocuteurs européens avaient progressé, ajoutant que les intenses négociations sur un accord se poursuivront.

Vendredi 5 Juin 2015

Lu 62 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito












Mots Croisés