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​Ces femmes artistes qui brillent par leurs talents




Certaines artistes marocaines ont connu une réussite exceptionnelle et sont  devenues de véritables icones de la scène culturelle. Que ce soit dans le monde de la musique, de la littérature, du cinéma ou encore des arts plastiques, elles ont réussi des parcours impressionnants et font, aujourd’hui, la fierté de leur pays. Voici une liste non exhaustive de quelques-unes de ces femmes qui  brillent par leurs talents, leur dynamisme et leur force de caractère.  

Leila Slimani 
consacrée par le Goncourt


Avec son deuxième roman «Chanson douce», elle a décroché le Graal des prix littéraires en France et dans le monde francophone. A 35 ans, l’écrivaine marocaine Leïla Slimani a remporté dès le premier tour du scrutin le prix Goncourt 2016 pour son  roman «Chanson douce» (Gallimard). L’œuvre raconte la vie d’un couple parisien à travers une baby-sitter qui sera la meurtrière de ses enfants. Le pourquoi hante le livre et puis les lecteurs…  Bernard Pivot, qui préside le Goncourt depuis 2014, a décrit ce choix comme s'inscrivant «dans la tradition du prix» de récompenser les nouveaux auteurs en célébrant «une jeune femme dont c'est seulement le deuxième livre». L'écrivain et poète marocain Tahar Ben Jelloun, prix Goncourt en 1987, s'est, quant à lui, félicité  de voir l'Académie récompenser «deux Marocains en trente ans». 
Slimani grandit dans une famille d'expression française. Son père, Othman Slimani, est banquier ; sa mère, Béatrice-Najat Dhobb Slimani, est médecin ORL, mi-alsacienne, mi-algérienne. En 1999, Leïla Slimani vient à Paris pour ses études où elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris. Elle s'essaie au métier de comédienne (Cours Florent), puis décide de compléter ses études à ESCP Europe pour se former aux médias. A cette occasion, elle rencontre Christophe Barbier, alors parrain de sa promotion, qui lui propose un stage à L'Express. Finalement, elle est engagée au magazine Jeune Afrique en 2008 et y traite des sujets touchant à l'Afrique du Nord. Elle démissionne de la rédaction de Jeune Afrique en 2012, pour se consacrer à l'écriture littéraire, tout en restant pigiste pour le journal.

Hayat Saïdi, une artiste peintre à la renommée mondiale


L’année 2016 a été pleine de récompenses pour l’artiste peintre marocaine, Hayat Saïdi. Elle a, en effet, récemment remporté à Lecce (sud de l’Italie) le Prix "Beato Angelico et Paolo VI" pour ses œuvres artistiques et son "engagement social pour la promotion de la condition de la femme au Maroc". Cette «haute reconnaissance» lui a été attribuée par '’l’Académie Italia in Arte nel Mondo - Association culturelle’’ lors d’une cérémonie à laquelle ont pris part des personnalités du monde de l'art, des intellectuels, des représentants du tissu associatif et des militants des droits de l’Homme italiens et étrangers. L’artiste a également reçu cette année à Florence le prix international "Leonardo da Vinci-L'artiste universel" pour l'année 2016 qui récompense "les artistes qui valent par leur mérite artistique". En attribuant ce Prix à l'artiste marocaine, le jury a tenu compte de son long et riche parcours dans le monde des arts.  Née à Fès il y a 55 ans, Hayat Saïdi exprime son regard sur la société notamment sur la condition de la femme marocaine, et ce à travers un message artistique abstrait, propice à l’imagination pour une lecture libre et passionnée.

Malika Ayane, la chanteuse marocaine disque d’or


Dans un monde aussi fermé que celui de la chanson et de la musique italiennes, il n'est pas du tout aisé de se frayer un chemin et se faire un nom. Certes, le talent pourrait être d'un grand apport, mais à défaut de stratégie et de persévérance pour réaliser leurs objectifs, nombre d'artistes ont fini dans les oubliettes dès les premières apparitions. Du talent, la chanteuse italo-marocaine Malika Ayane en a à revendre. Ses prestations n’en finissent pas de lui valoir les éloges des critiques et des médias transalpins. Mais, ce qui frappe le plus chez cette infatigable artiste en quête de perfection, c’est surtout sa farouche détermination de se hisser au plus haut niveau grâce à un talent peaufiné au fil du temps, et une connaissance parfaite de la musique et de son univers. Née en 1984 à Milan d'un père marocain et d'une mère italienne, Malika estime que sa carrière d'artiste ne se réduit pas à produire des CD et se faire apprécier du public, mais qu’elle est artistiquement pleine dans le sens où elle participe à de grands shows dans de très grandes salles, sur les plateaux télé et se déplace entre les grandes villes, de Rome à Paris en passant par Londres et New York. Après une formation musicale à l'Académie milanaise "Giuseppe Verdi", où elle avait étudié le violoncelle de 1995 à 2001, Malika a  remarquablement réussi à se faire connaître dans les milieux artistiques. 
C’est en 2008 qu’elle rencontre son producteur et signe son premier single, «Soul Waver» avant de sortir son premier album lors de la même année, dont le single «Feeling Better» s’est hissé en tête des hits. En 2008 toujours, elle fait partie de la sélection du 59ème Festival de San Remo. En 2009, elle remporte le prix Mia Martini à ce même festival. Ses deux derniers albums, Ricreazione (2012) et Naïf (2015) sont des disques d’or.


Houda Benyamina 
La réalisatrice qui 
a secoué Cannes 
et ses mondanités

 
Tout le monde espérait une Palme d'or décernée à une femme pour l’édition 2016 du Festival de Cannes. On attendra encore. Mais une bonne surprise est arrivée avec la Caméra d'or remise à la réalisatrice marocaine Houda Benyamina pour son film «Divines». Récompense accueillie avec un discours féministe revigorant. "Que ce soit une femme qui nous a remis le prix, c'est juste une tuerie ! Pour que les choses changent, il faut beaucoup plus de femmes décisionnaires, parmi les sélectionneurs aujourd'hui. Des femmes, des femmes ! Je voudrais dire merci à Edouard Waintrop (délégué général de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes qui décerne la Caméra d'or, ndlr). Edouard, je vais te le dire : t'as du clito !", a-t-elle lancé. En quelques mots, Houda Benyamina a fait basculer la cérémonie de clôture du Festival de Cannes 2016 et ses remerciements émus vers ce moment de sursaut de culture engagée et déjantée. L'actrice Marina Foïs avait bien tenté quelque chose lors de la remise de la palme du court-métrage en choisissant d'énumérer uniquement des réalisatrices parmi les lauréats précédents, mais la forme était trop policée pour bousculer les esprits. 


Sara Ichara  
Miss arabe 2016



La jeune Casablancaise Sara Ichara a brillé de mille feux par sa beauté sublime, lors de la cérémonie des «Miss World Next Top Model 2016», qui a eu lieu, en juin 2016, à Beyrouth. Sara a, en effet, été élue plus belle femme arabe. Belle, ravissante et fervente passionnée de l’univers de la mode, Sara Ichara qui suit des études en gestion d'entreprise, en parallèle à sa carrière de mannequin, a déclaré dans un entretien accordé au Blog Insakina,  qu’elle souhaite pour l’instant «gravir les échelons» et poursuivre sa carrière dans le mannequinat, mais tient à faire de ses études une priorité. «Quand j’étais plus jeune, j’étais grandement fascinée et éblouie par toutes ses belles filles qui passaient à la télé et je rêvais de  participer à un concours de beauté», explique-t-elle. «Dès que j’ai entendu parler du concours «Miss World Next Top Model 2016», j’ai postulé pour représenter le Maroc et j’ai bien été sélectionnée», précise la jeune demoiselle.  Sara qui a entamé sa carrière très jeune n’est pas à son premier couronnement, puisque la jeune femme de 20 ans avait également remporté, en 2013, le titre "Elite Model Look Maroc". L'année d'après, elle a été primée lors du concours national "New Face of Morocco". La jeune brune aux traits fins tient, par ailleurs,  à finir ses études tout en poursuivant sa carrière dans le mannequinat.


Leila Ghandi, une 
voyageuse infatigable


Diplômée de Sciences Po Paris, animatrice télé, productrice, réalisatrice, photographe, Leila Ghandi est devenue une figure incontournable du paysage audiovisuel marocain. Elle est spécialisée dans le portrait documentaire et aborde notamment les questions des diversités, du dialogue interculturel et inter-religieux, et de l'identité plurielle. Leila réalisait et animait la série documentaire «Voyage avec Leila Ghandi», diffusée en prime time sur 2M, et qui atteignait chaque mois une audience de près de 2.000.000 de téléspectateurs. Avec Leila, nous allons de la forêt amazonienne au palais présidentiel tunisien, et ses interviews vont d'une star de la chanson arabe au président Mahmoud Abbas, du chef d'une ethnie tanzanienne au porte-parole du Parlement européen.  Elle est l'auteure du livre "Chroniques de Chine" récompensé par le Prix littéraire USAID, et du projet photographique "Vies à vies" et ses photographies font l'objet d'expositions à travers le monde.  Membre du comité de réflexion sur l'éducation au Maroc, membre du jury de la Fondation Royale Mohammed VI pour la protection de l'environnement, engagée aux côtés d'associations marocaines telles que Bayti pour les enfants des rues, et de fondations internationales telles que Drosos pour le développement humain, Leila est membre active de la société civile.

Mercredi 8 Mars 2017

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