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​Au coin de l’absurde : Entre fête, recueillement et pétards où donner de la tête ?




​Au coin de l’absurde : Entre fête, recueillement et pétards où donner  de la tête ?
Le 10 Moharram  (dixième jour du premier mois de l’Hégire), au Maroc, entre jeûner quelque deux jours et offrir des cadeaux aux plus petits, l’on célèbre aussi Achoura, fête de l’enfant, de la famille et du partage d’une manière bien peu orthodoxe. Eventail varié d’un ensemble de rites et de règles, Achoura s’illustre plus, malheureusement ici-bled, de par ses pratiques plus dangereuses que d’une piété ou d’un attachement fervent et respectueux à la chose divine. Bien plus nocifs que de se balancer des œufs pourris ou de s’asperger de l’eau javellisée ou toute de colorant voire parfois plus ou moins acidulée et à destination d’ayants droit, souvent au féminin, des jeunes aux idées malfaisantes s’adonnent volontiers aux petits jeux pour le moins préjudiciables et on y arrive du pétard sous toutes ses formes et couleurs. C’est à qui sèmera le plus de terreur, dérangera de son bruit le plus assourdissant, insouciance, non-surveillance des parents et laxisme des autorités dépassées par l’événement, aidant. C’est que bien qu’interdit au commerce, le pétard a toujours pignon sur rue en nos contrées et a même encore de beaux jours devant lui.  Dans l’espace et le temps, il en ébranle même les notions traditionnelles puisque nos jeunes terreurs se livrent à cette activité pour le moins explosive une bonne quinzaine de jours avant et après.  Cela va du pétard mouillé du plus timide des gamins au pétard fumé de l’ado en manque, en passant, il y va de soi, par celui de l’allumé sur les toits qui lance dans les hauteurs son (saroukh) ou celui tiré à chacun son surnom, du jihadistes en herbe (Daech, Messi, Saddam, etc..) entre les jambes des passants honnêtes. A mettre ou foutre, pour en rester dans l’éclatement, en pétard, justement, toutes ces bonnes gens. Sur les réseaux sociaux, certains ados en titillent même, mines et explosifs qu’ils se sont procurés on ne sait où.
Le hic, c’est que dans ce brouhaha laissé au bon gré d’une adolescence égarée, on ne sait plus guère où le péril est, en la demeure. Pétards, feux d’artifice, coups de fusil ou autres explosifs, plus personne n’en distingue quoi que ce soit en dépit des feux de camp allumés à chaque coin de rue des quartiers populaires en effervescence ou ne l’entend d’une quelconque oreille.  
Par ces temps où le dispositif permanent de vigilance, de prévention et de protection, le plan ‘’Vigipirate’’ ou Hadar en pur beldi, a été décrété cela fait désordre dans la maison. Les apprentis sorciers peuvent voir venir, la nuit tous les chats sont gris. 

Mohamed Jaouad Kanabi
Jeudi 6 Novembre 2014

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