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Un malade guéri du SIDA donne espoir aux chercheurs




Présenté comme “le patient de Berlin”, Timothy Brown, de nationalité américaine, avait été déclaré séropositif en 1995. Sept ans plus tard, on lui diagnostiquait une leucémie. Pourtant, il s’est présenté mercredi dernier au 17e International symposium HIV & emerging infectious diseases (Isheid) qui a réuni près d’un millier de participants dont plus de 600 médecins virologues.
En effet, après avoir reçu, en 2007 à Berlin, une greffe de cellules souches, ce patient a guéri de la maladie et du SIDA. Après avoir raconté son parcours de souffrance et d’espoir jusqu’à la guérison il y a 5 ans, l’homme a reçu une standing ovation de la salle. Cité par l’AFP, il a néanmoins déclaré : “Mon rêve n’est pas d’être le premier homme qui vous dise je suis guéri mais de dire nous sommes guéris”. Le médecin qui a pris en charge M. Brown, Gero Hütter, hématologue à l’hôpital universitaire de la Charité de Berlin, a expliqué comment il avait mis en œuvre son traitement.
“L’idée de traiter les patients atteints du VIH avec une thérapie cellulaire est apparue dans les années 80”, mais elle “ne marchait pas”, a relaté le médecin allemand. Avec Timothy Brown, le docteur a ainsi envisagé de chercher dans les donneurs de moelle quelqu’un qui soit porteur d’une mutation génétique propre à 1% de la population blanche. Cette mutation touche la “serrure” (le récepteur CCR5-d32) qui permet au virus d’infecter les lymphocytes CD4 immunisant ainsi les porteurs contre le VIH.
Une fois les donneurs trouvés, Timothy Brown a ainsi reçu consécutivement deux greffes de moelle osseuse et les résultats se sont avérés spectaculaires : non seulement sa leucémie est vaincue mais, au bout de 600 jours, la charge virale est devenue indétectable, ce qui signe la disparition du virus. Un verdict qui n’a cessé d’être confirmé depuis. Mais le cas est unique, le Dr Gütter estime donc qu’il ne s’agit pour l’heure que d’une voie pour la recherche.  “Il n’y aurait pas assez de donneurs pour traiter” les 34 millions de malades de la planète, reconnaît-il. Lors de son intervention, Timothy a néanmoins tenu à souligner “l’enfer” de la thérapie : une complication neurologique a fortement affecté sa mémoire et son langage et le risque de mortalité est important. Un patient sur trois décède.

Maxisciences
Lundi 4 Juin 2012

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