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Nécessité de sauver la Kasbah de Mohammedia




Nécessité de sauver  la Kasbah de Mohammedia
La Kasbah est le seul véritable monument historique qui existe à Mohammedia. Pourtant, il a longtemps souffert de négligence et de nombreuses nuisances liées à l’activité humaine, outre l’usure du temps. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, les autorités locales semblent aujourd’hui bien déterminées à rattraper le temps perdu. 
Pour sauver cet édifice chargé d’histoire, un vaste chantier de restauration a été lancé l’année dernière dans le cadre d’un partenariat entre le ministère  de la Culture ainsi que la préfecture et le conseil préfectoral de la ville de Mohammedia. Et ce, pour un coût total de plus de 3,4 millions de dirhams. Mais cette fois-ci, il n’est plus question de replâtrage et de colmatage à l’aveugle comme c’était le cas auparavant mais bel et bien d’une véritable opération de restauration selon les normes internationales. 
Pour ce faire, il a fallu commencer par le commencement en établissant un  diagnostic réel du bâti de manière à bien définir le type d’intervention à  entreprendre comme tient à le faire remarquer le directeur régional du  ministère de la Culture dans la région du Grand Casablanca, Abdelkader  Aissaoui, soulignant, dans une déclaration à la Map, que l’intervention sur un  bâtiment historique exige non seulement une analyse approfondie de son état  physique et des causes de sa dégradation mais aussi une parfaite connaissance  de ses usagers, ses modes de gestion et d’entretien, son fonctionnement ainsi  que son environnement. 
Et pour cause, vérité mathématique implacable, la façon de poser un problème détermine en partie sa solution, soutient ce sociologue dont le plaidoyer et le  diagnostic sur le terrain ont fini par convaincre les autorités locales de l’absolue nécessité de ce plan de sauvetage de la Kasbah. 
Et ce diagnostic conforté par une étude établie par un bureau d’étude est  alarmant sur l’état de dégradation avancée de la Kasbah tant par le poids des  années (près de deux siècles et demi) que les nuisances liées à l’activité  humaine. 
Exemples : des kiosques et même des habitations de fortune adossées sur les murs de la Kasbah, mise en place de câbles et d’équipements pour l’alimentation en eau et en électricité à même la muraille ou encore, aberration flagrante,  plantation d’arbres et de plantes grimpantes sur certaines parties de la  muraille. Ce qui fragilise l’édifice en favorisant sa perméabilité. 

MAP
Samedi 24 Mai 2014

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