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Les catastrophes climatiques plus fréquentes et intenses




Les inondations meurtrières au Pakistan et la vague de chaleur en Russie corroborent les prévisions climatiques faisant état d'événements extrêmes plus fréquents et intenses, indiquent des chercheurs.
Ces derniers soulignent toutefois qu'il est impossible d'attribuer une responsabilité humaine directe à un événement en particulier.
L'année 2010 est en passe de devenir la plus chaude jamais enregistrée, devant 1998, depuis le début de la collecte de données fiables, au milieu du 19e siècle.
"Il y aura toujours des extrêmes. Mais il semble que le changement climatique exacerbe leur intensité", déclare le spécialiste marocain Omar Baddour, responsable de la gestion des données climatiques au siège de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), à Genève.
"Il est trop tôt pour déceler une responsabilité humaine" dans ces événements individuels, souligne-t-il. Parmi les récents phénomènes extrêmes, on compte notamment des coulées de boue en Chine et des records de chaleur de la Finlande au Koweït.
Le réassureur Munich Re, qui tient une base de données des catastrophes naturelles, indique qu'elle montre "que le nombre d'événements climatiques extrêmes tels que tempêtes et inondations a triplé depuis 1980, et la tendance devrait se maintenir".
Les récentes inondations au Pakistan, les plus violentes en 80 ans, ont fait plus de 1.600 morts et deux millions de réfugiés.
"Le réchauffement climatique est l'une des raisons", de la récente accumulation de catastrophes naturelles, estime Friedrich-Wilhelm Gerstengarbe, professeur à l'Institut de recherche sur l'impact du climat de Potsdam.
Il cite notamment les inondations au Pakistan, la vague de chaleur accompagnée de feux de forêt en Russie, les pluies intenses en Chine ainsi qu'en Europe centrale.
"Cela fait quatre phénomènes extrêmes au cours des dernières semaines. C'est très rare."
La fumée dégagée par les feux de forêt en Russie a pratiquement doublé le taux de mortalité à Moscou et les destructions de terres agricoles ont poussé les autorités à suspendre les exportations de céréales entre le 15 août et le 31 décembre.
En Chine, près de 1.500 personnes ont été tuées dans des glissements de terrain et des inondations causées par plusieurs mois de pluies torrentielles.
Selon Omar Baddour, l'une des causes de cette perturbation du cycle des moussons en Asie semble être une répercussion du phénomène La Nina, qui refroidit naturellement la région pacifique.
Selon une étude, le réchauffement climatique lié à l'activité humaine a multiplié par deux le risque d'une vague de chaleur similaire à celle ayant fait 35.000 morts en Europe à l'été 2003. De tels écarts thermiques ne peuvent être expliqués de façon crédible par les seules variations naturelles.
Selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), publié en 2007, il est probable à 90% que l'essentiel du réchauffement climatique au cours de 50 dernières années est lié à l'activité humaine.
"Le réchauffement du climat va probablement provoquer davantage d'événements de ce type", estime Henning Rodhe, professeur émérite de météorologie chimique à l'université de Stockholm, à propos des incendies russes.
"Mais il n'est pas possible d'en conclure qu'ils sont directement provoqués par le réchauffement climatique."

Reuters
Vendredi 13 Août 2010

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