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Le film russe “Corrections class” remporte haut la main l’Etoile d’or du FIFM




Le film russe “Corrections class” remporte haut la main l’Etoile d’or du FIFM
Clôture en apothéose de la 14ème édition 

Le Festival international du film de Marrakech (FIFM), rendez-vous annuel d'artistes du monde entier, a pris fin, samedi, après avoir récompensé le meilleur film, le meilleur scénario et les meilleures interprétations, féminine et masculine. Neuf jours durant, cet évènement cinématographique d’envergure a vu défiler sur son tapis rouge son lot habituel de célébrités: du Britannique Jeremy Irons, aux Américains Viggo Mortensen et Danny Glover, en passant par l'Egyptien Adel Imam ou encore les Françaises Mélanie Laurent et Isabelle Huppert, cette dernière comme présidente du jury. 
«Choisir, c'est renoncer ! Mais tous les films projetés dans le cadre du festival resteront dans nos mémoires», a-t-elle déclaré, avant d'annoncer le palmarès de cette 14ème édition du FIFM, qui a décerné l’Etoile d’Or au film russe «Corrections class», du jeune réalisateur Ivan I. Tverdovsky. Ce prestigieux Trophée lui a été remis par la présidente elle-même.   
Le Prix de la mise en scène est revenu au réalisateur indien Aditya Vikram Sengupta pour son film «Labour of Love», alors que le Prix du jury a été attribué au film suisse «Chrieg» de Simon Jaquemet. Ce film qui a également valu au comédien Benjamin Lutzke le Prix d'interprétation masculine. Pour sa part, la comédienne française Clotilde Hesme a  décroché le Prix d'interprétation féminine pour son rôle dans «Le dernier coup de marteau» d'Alix Delaporte.
Au total, quinze longs-métrages étaient en lice dans le cadre de la compétition officielle de cette édition du Festival de Marrakech représentant le Japon, les Etats-Unis, l'Inde, l'Egypte, la France, la Russie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, la Serbie, l'Azerbaïdjan ainsi que deux coproductions  franco-germano-iranienne et hongro-slovaque.
Quant au Prix de la compétition du court métrage « Cinécoles », exclusivement ouvertes aux étudiants des écoles marocaines de cinéma et destinée à encourager les jeunes talents du 7ème art national, il a été remporté par Essam Doukhou pour son court métrage "Dalto".
D’autre part, le FIFM a confirmé cette année son rang de grand rendez-vous ouvert sur le monde avec une rétrospective d'envergure du cinéma japonais, après avoir salué le 7ème art scandinave en 2013.
En moins de dix jours, pas moins de 27 films nippons ont été projetés, notamment au cours d'une soirée spéciale marquée par le film « Chigasaki Story », qui était en compétition pour le premier prix. D’ailleurs, le réalisateur japonais Hideo Nakata admet vivre une première : « Je suis davantage habitué aux festivals spécialisés, et je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi gros: 27 films, c'est vraiment  impressionnant », s'est exclamé ce réalisateur de 53 ans.
Pour sa part, Kiyoshi Kurosawa, bien que présent au Maroc pour la seconde fois, après un hommage personnel  en 2010, s'en étonne également : « A l'époque, l'organisation m'avait parlé d'un hommage global au cinéma japonais. J'avais pris ça pour un simple mot de politesse !», sourit-il. 
Quand au directeur artistique du festival, Bruno Barde, il a expliqué que «le cinéma japonais est, avec les cinémas américains, français et italien, un des quatre qui fondent la grammaire cinématographique, la mise en scène». «C'est peut-être même le plus grand», a-t-il ajouté. 
Quant à Noureddine Sail, vice-président délégué de la Fondation du Festival, il a tenu à expliquer que «la 14ème édition du Festival de Marrakech s'est tenue dans des conditions d'organisation  remarquables, ce qui en fait une belle réussite». «L'organisation a été cette année très correctement assurée », a-t-il  ajouté, tout en mettant l'accent sur le  souci de la direction du festival de réserver un accueil agréable aux quelque 3.000 festivaliers accrédités, entre cinéphiles, professionnels, journalistes, et autres.
Sail a également fait état d'une progression annuelle de 10 à 15% du nombre de visiteurs, ce qui en principe complique la gestion de tout ce flux sur les neufs  jours du festival». «Mais le défi a été relevé», s'est-il réjoui, avant de conclure : «C'est un point formidable pour un festival de l'importance de celui de  Marrakech qui s'affirme comme un rendez-vous extrêmement important dans la cinématographie mondiale ».
Il est à rappeler que tout au long de neuf jours, le 14ème Festival de Marrakech a offert aux cinéphiles un programme aussi riche que varié : projections des films en compétition, rencontres avec les plus grands cinéastes internationaux, en sus des soirées d'hommage aux stars du 7ème art, des Master class, le cinéma en auto-description pour les non et malvoyants, ou encore la traditionnelle opération sociale de chirurgie de la cataracte, organisée en marge du festival.
 

Le synopsis et le réalisateur

Le film russe “Corrections class” remporte haut la main l’Etoile d’or du FIFM
Lena est une brillante jeune adolescente handicapée , pressée de retourner sur les bancs de l’école après des années de déscolarisation. Elle rejoint une classe adaptée aux élèves atteints de troubles physiques ou mentaux. A la fin de l’année, chacun doit se présenter devant une commission pédagogique qui évalue son aptitude éventuelle à poursuivre ses études dans une classe dite “normale”. Pourtant, les enseignants ne semblent ni chercher à motiver leurs élèves, ni à les aider à progresser, allant même jusqu’à calmer les ardeurs de Lena lorsqu’elle prétend vouloir aborder des sujets plus complexes. La jeune fille réussit néanmoins à s’intégrer dans la vie de l’école, mais le bonheur qu’elle affiche avec Anton, l’un de ses camarades de classe, n’est pas du goût de tout le monde. Ni sans conséquences…
Né en 1988 à Moscou (Russie), il obtient en 2011 son diplôme de l’Institut national de la cinématographie Guerassimov de Moscou. Ses courts et longs métrages documentaires reçoivent de nombreux prix en Russie et dans des festivals internationaux. Il est responsable des courts métrages russes au Festival de Moscou. “Corrections class”, inspiré du roman éponyme de la psychologue Ekaterina Murashova, est son premier long métrage de fiction.  Parmi ses documentaires : “As if waiting for a bus” (2009), “Pianism” (2012) et « Space dog » (2013). 

Mehdi Ouassat
Lundi 15 Décembre 2014

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