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Le dernier chef-d’œuvre du maître d’animation, Isao Takahata




Le dernier chef-d’œuvre du maître d’animation, Isao Takahata
«Le conte de la princesse Kaguya», véritable ode à la vie terrestre, actuellement  en salles, est l'ultime chef-d'œuvre d'Isao Takahata, 78 ans, cofondateur en 1985 du studio japonais d'animation Ghibli avec son complice et rival de toujours Hayao Miyazaki.
Takahata a déjà annoncé que "Le conte de la princesse Kaguya" serait en effet son ultime réalisation, tirant ainsi sa révérence quelques mois après l'annonce similaire de Miyazaki ("Le vent se lève"). 
Réalisateur engagé, passionné de littérature française et notamment de Jacques Prévert, Takahata s'est fait un nom en solo avec "Le tombeau des lucioles" (1988) que beaucoup considèrent comme son plus grand film, "Pompoko" (1994) ou "Mes voisins les Yamada" (1999). 
"Le conte de la princesse Kaguya", sorti fin novembre au Japon, a été présenté en mai à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs avant de faire l'ouverture début juin du dernier Festival du film d'Annecy où Takahata a reçu un Cristal d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. 
Le Festival d'Annecy n'est pas étranger au cinéaste japonais, qui a remporté il y a 20 ans sur les rives du lac haut-savoyard le Cristal du meilleur long métrage avec "Pompoko". 
"Je crois que c'est une récompense à la longévité. Je fais ce métier depuis 55 ans. Je suis venu à Annecy il y a 20 ans. Je suis très heureux de vous présenter (mon) nouveau film 20 ans après. Jamais nous n'avons travaillé aussi dur et je suis très content du résultat, merci", déclarait le 9 juin Takahata, ovationné. 
Et pour cause: "Le conte de la princesse Kaguya", projet que Takahata porte en lui depuis plus d'un demi-siècle, a été produit pendant huit ans pour cinq milliards de yens (environ 35 millions d'euros), soit le film le plus ambitieux de toute l'histoire du studio Ghibli.  
Le long métrage est l'adaptation d'un conte populaire de la péninsule nipponne datant du Xe siècle, considéré comme l'un des textes fondateurs de la littérature japonaise.
Il raconte l'histoire d'une minuscule petite fille découverte dans la tige d'un bambou par des paysans pauvres qui vont l'élever jusqu'à ce que son immense beauté suscite la convoitise des plus grands princes du royaume.  
Empreint d'une infinie poésie soulignée par la musique de Kazumi Nikaido, l'œuvre tisse son intrigue et déroule les émotions de ses personnages, dessinés au fusain, dans un décor aux tons pastels qui évoque les estampes classiques japonaises. 
 

AFP
Jeudi 26 Juin 2014

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