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Lady Diana : La princesse des cœurs




Lady Diana : La princesse des cœurs
La ruine de son mariage au milieu des années 1980 fut un événement que la presse internationale a commencé par étouffer, mais qu’elle a dramatisé par la suite. Le prince et la princesse de Galles, s’adressaient à la presse par le truchement de leurs amis en s'accusant l'un, l'autre d'adultère. Charles renoua avec Camilla Parker Bowles, tandis que Diana eut des liaisons avec plusieurs hommes, dont James Gilby, impliqué dans l’affaire Squidgygate. Elle confirma plus tard (dans une interview avec le journaliste britannique Martin Bashir) qu'elle avait eu une liaison avec son moniteur d'équitation, James Hewitt. Elle aurait eu une autre liaison avec un des gardes du corps affecté à sa sécurité, bien qu’elle ait nié catégoriquement tous rapports sexuels avec lui, ainsi qu'avec Oliver Hoare, un marchand d'art marié.
Le prince et la princesse de Galles se séparèrent le 9 décembre 1992 et le divorce fut prononcé le 28 août 1996. Elle perdit le titre de Son Altesse Royale et devint Diana, Princesse de Galles, une distinction honorifique. Elle reçut une indemnité de plus de 10 millions de livres et une pension. Cependant, de ce moment jusqu'à aujourd'hui, Buckingham Palace a maintenu que, puisque Diana était la mère du deuxième et du troisième héritiers du trône britannique, elle restait membre de la famille royale britannique.
En 2004, la chaîne de télévision américaine, NBC, a diffusé des vidéos où Diana commentait son mariage avec le prince de Galles et donnait sa version de ses tentatives de suicide. Les vidéos appartenaient à la princesse, mais à sa mort, son majordome en prit possession. Après un nombre incalculable d’actions judiciaires, elles furent remises à son entraîneur de voix qui en avait été l’auteur. Ces vidéos ne sont pas encore diffusées au Royaume-Uni.
Vers la fin des années 1980, la princesse de Galles se fit connaître pour son soutien à des causes humanitaires telles que l'aide aux victimes du sida ou la lutte contre l'emploi des mines antipersonnel. Elle aidait surtout les enfants pauvres d'Afrique et fut au côté de nombreuses personnalités comme Nelson Mandela, le Dalaï-Lama ou Mère Thérésa.
En avril 1987, la princesse de Galles a été la première célébrité qui fut photographiée en touchant une personne atteinte du virus HIV. Sa contribution au changement de l'opinion publique envers les séropositifs a été résumée par ces mots de Bill Clinton, en décembre 2001 dans Diana, Princess of Wales Lecture on AIDS :
En 1987, lorsqu'une large partie de la population croyait qu'il était possible de contracter le sida par de simples contacts, Lady Di s'est assise sur le lit d'un malade du sida et lui a serré la main. Elle a montré au monde que les séropositifs ne méritaient pas l'isolation mais la compassion. Ces prises de position ont contribué à faire évoluer l'opinion mondiale, à donner espoir aux séropositifs et à sauver des vies.
Son investissement dans l’humanitaire peut-être le plus médiatisé concerne son voyage en Angola, quand, en janvier 1997 en tant que volontaire VIP de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, elle visita des survivants de mines antipersonnel, prit connaissance des projets de déminage organisés par le HALO Trust britannique et soutint les programmes d'éducation et de sensibilisation sur les dangers des mines dans l’environnement immédiat des maisons et des villages.
Le monde entier a vu les photos de Diana sur un terrain miné, avec un casque de protection sur la tête et portant un gilet pare-balles (les experts en déminage avaient, bien entendu, déjà neutralisé le parcours que devait emprunter Diana avec son équipement de protection). En août de la même année, elle alla en Bosnie avec le Réseau des survivants des mines terrestres (en anglais 'Landmine Survivors Network'). Elle portait toute son attention aux blessures que les mines antipersonnelles occasionnaient bien après la fin d’un conflit et, bien souvent, sur des enfants. Son influence sur la signature du Traité pour l’interdiction des mines antipersonnel, Traité d'Ottawa le 3 décembre 1997 (donc, peu de temps après son décès) par 122 pays fut prépondérante. En présentant à la Chambre des communes britannique en 1998, le projet de loi concernant les mines terrestres, le ministre des affaires étrangères Robin Cook salua en ces termes la contribution de Diana :
«Tous les membres de cette assemblée seront reconnaissants à la princesse de Galles de nous avoir révélé le coût humain des mines antipersonnel. La meilleure façon de prendre en compte son action ainsi que celle des ONGs qui ont lutté contre les mines, c'est de voter le projet de loi et d'ouvrir ainsi la voie à l'interdiction mondiale des mines.
Le 31 août 1997, Diana décéda dans un accident de voiture qui eut lieu à Paris, dans le tunnel proche du pont de l'Alma, où elle circulait en compagnie de son amant Dodi Al-Fayed, de leur chauffeur Henri Paul et du garde du corps d'Al-Fayed, Trevor Rees-Jones.
Samedi 30 août, en fin de soirée, Diana et Fayed partirent du Ritz, place Vendôme, et suivirent la rive droite de la Seine. Peu après minuit, leur Mercedes-Benz S 280 entra dans le tunnel de l'Alma, poursuivie par des photographes et un motard de presse. À l'entrée du tunnel, la voiture heurta le mur droit, puis fit une embardée sur la route à deux voies avant de s'encastrer dans la treizième pile du pont où elle s'arrêta net.
(A suivre)

Libé
Mardi 7 Août 2012

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