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L’histoire du théâtre : La Renaissance




L’histoire du théâtre : La Renaissance

Au XVe siècle, on redécouvre les tragédies de Sénèque le Jeune.
A la Renaissance, les formes principales de la fin du Moyen Âge subsistent, mais en 1548, la représentation des mystères est interdite, seules des pièces « profanes, honnêtes et licites » peuvent être créées. Apparaît un théâtre nouveau qui, tout en rompant avec les traditions littéraires, renoue avec l’Antiquité.
Le XVIIe siècle
A partir du moment où la division religieuse s’instaure avec la réforme protestante, au XVIe siècle, les mystères religieux disparaissent. L'Eglise oscille alors selon les époques, les volontés du prince (ainsi l'édit de Louis XIII le 16 avril 1641 semble lever l'opprobre frappant les comédiens) ou l'évolution socio-culturelle entre tolérance (tel Georges de Scudéry, proche du cardinal de Richelieu dans son Apologie du Théâtre en 1639) ou interdiction (tel André Rivet dans son Instruction chrestienne touchant les spectacles publics des Comédies et Tragédies en 1639 ou la traduction en 1664 du Traité contre les danses et les comédies de Charles Borromée qui incite certains évêques français à excommunier temporairement les comédiens) contre les spectacles religieux. Le concile de Soissons ne lèvera l'excommunication mineure qu'en 1849.
L'esthétique du théâtre classique s'impose en France, avec pour principaux représentants Pierre Corneille, son frère Thomas Corneille, Jean de Rotrou, Tristan L'Hermite, Paul Scarron, Molière, Jean Racine ou encore Philippe Quinault.
En Angleterre, la victoire des puritains porte un coup fatal au théâtre élisabéthain qui s'était développé depuis le milieu du siècle précédent : les théâtres sont fermés par Olivier Cromwell en 1642. Les dramaturges Ben Jonson, Christopher Marlowe, et surtout William Shakespeare en avaient été les principaux représentants.
En Espagne, le « Siècle d'or » est contemporain des œuvres dramatiques de Lope de Vega, Tirso de Molina ou Calderón, qui élaborent une dramaturgie s'éloignant des canons aristotéliciens, notamment en ce qui concerne la distinction entre les genres comique et tragique.

Le XVIIIe siècle
La Comédie-Française au XVIIIe siècle

 Au début du XVIIIe siècle, l’influence des grands dramaturges du siècle de Louis XIV persiste sur la scène de la Comédie-Française. La comédie issue de Molière se voit admirablement prolongée par un auteur comme Jean-François Regnard. La Tragédie, au-delà des imitations raciniennes que l'on perçoit chez Antoine Houdar de La Motte, se tourne vers la mise au théâtre de scènes d'horreur à la limite de la malséance chez Prosper Jolyot de Crébillon.
Néanmoins, des renouvellements plus profonds apparaissent avec tragédies de Voltaire (1694-1778) qui introduit des sujets modernes en gardant la structure classique et l’alexandrin et qui obtient de grands succès. La censure est toujours active comme en témoignent, sous Louis XVI, les difficultés de Beaumarchais pour son Mariage de Figaro.
La libération des mœurs de la Régence apporte un autre renouvellement du théâtre avec le retour, dès 1716, des comédiens italiens chassés par Louis XIV et le début d’une très grande vogue du spectacle théâtral : on se presse pour admirer des acteurs réputés (Lélio, Flaminia, Silvia…) et rire des lazzis et du dynamisme des personnages issus de la commedia dell’arte comme Arlequin, Colombine ou Pantalon. C’est dans cette lignée que trouve place Marivaux (1688-1763) et ses comédies qui associent la finesse de l’analyse du sentiment amoureux et la subtilité verbale du marivaudage aux problèmes de société en exploitant le thème emblématique du couple maître-valet. Les Fausses Confidences, le Jeu de l'amour et du hasard ou l'Ile des esclaves constituent quelques-unes de ses œuvres majeures. Lesage (1668-1747) a, lui aussi, marqué la comédie de mœurs avec son Turcaret (1709), mais l’autre grand auteur de comédies du siècle est Beaumarchais (1732-1799) qui se montre habile dans l’art du dialogue et de l’intrigue, mais aussi dans la satire sociale et politique à travers le personnage de Figaro, valet débrouillard qui conteste le pouvoir de son maître et qu’on retrouve dans deux œuvres majeures : le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784).
(A suivre)

Libé
Jeudi 6 Septembre 2012

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