Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Histoire de la publicité : Les années glorieuses




Histoire de la publicité : Les années glorieuses
L'affiche (1850-1920)

Moulin rouge - La Goulue, 1891, 191 x 117 cm, lithographie à 4 couleurs Toulouse-Lautrec et Leonetto Cappiello y contribuent grandement en simplifiant, chacun à leur manière, les formes et les couleurs afin de rendre les affiches plus attirantes. Une affiche coûte en 1900 environ 12 francs 60, alors qu'en comparaison un quotidien ne coûte que 50 centimes.
 Alfons Mucha, pionnier du style Art nouveau, réalise en 1894 une affiche publicitaire pour Gismonda, la pièce de Sarah Bernhardt jouée au Théâtre de la Renaissance.
 « L'affichomanie » qui règne durant l'âge d'or de l'affiche fait que celles-ci sont de plus en plus collectionnées.
 On voit ensuite s'étendre les logos de marques aux emballages. Vers 1920 aux produits dérivés (boîtes d'allumettes, cendriers, etc.)
Le cinéma (1898)
Le 18 octobre 1898, l'opérateur Michel Mesguisch installe -devant le 8 du Boulevard Montmartre à Paris- une caméra-projecteur ( dispositif récemment inventé à Lyon par les Frères Lumière ) et projette la première publicité filmée qui vante les mérites de la Société Ripolin.
 L'introduction de la publicité dans les salles de cinéma se produit au début des années 1920 par l'emploi de rideaux peints et de petits films muets.
 En 1949, la régie publicitaire française "Jean Mineur publicité" obtient le numéro de téléphone mythique «Balzac 00 01» : Son petit héros à la célèbre pioche, dessiné par Albert Champeaux, incarne dans les salles obscures d'abord le générique des «réclames», puis celui des «spots publicitaires».
La voix de Madeline Montet (1920-1950)
En 1922 apparaît la radio, les premiers spots publicitaires seront eux diffusés dès 1928.
 En 1923, Citroën propose l'achat à crédit avec sa campagne publicitaire, favorisant ainsi les citoyens de la classe moyenne à l'achat.
La transition de la «réclame» vers la «publicité».
Dans les années 1930, la publicité américaine entre en scène pour introduire des approches plus techniques qui entendent se différencier de la «réclame» qui raisonne davantage sur la forme ( qui peut être très artistique comme celle de Cassandre) que sur le fond.
 La «publicité» voit le jour qui entend se démarquer des pratiques élémentaires antérieures et se présente alors comme étant une nouvelle discipline, plus rigoureuse, plus technique, sinon plus scientifique.
 On voit ainsi naître le métier de publicitaire et des formations spécifiques y conduisant.
Alors que l'avènement de la consommation de masse est déjà perceptible dans les sociétés occidentales, un tournant concret est franchi en 1936, avec en France, le Front Populaire: La revalorisation des salaires, la semaine de 40 heures et les congés payés modifient le niveau et la structure du pouvoir d'achat d'un très grand nombre. La publicité -comme déclinaison d'une politique de communication pro-active- devient pour un nombre croissant de producteurs et de distributeurs l'une des 4 composantes du Marketing mix.
 Signe de la transformation en cours des valeurs (et de l'émergence progressive du marketing) : L'exposition universelle de 1937 est la première à proposer un pavillon de la publicité.
 L'extension du temps libre provoque la curiosité et la publicité orientées vers les vacances et loisirs, en particulier dans le domaine des sports d'hiver.
Les années glorieuses de la publicité (1950-1990)
Portée par l'essor économique des Trente Glorieuses, la publicité connaît un fort développement quantitatif et qualitatif.
 Sur le plan qualitatif, les mutations majeures tiennent à :
 L'émergence et la consécration du marketing comme discipline de gestion et comme éclairage complémentaire des décisions de commercialisation.
 La prise en compte -sous le regard des sciences humaines (psychologie, sociologie,...)- de la notion de segmentation des cibles.
 Les débuts en 1960 de la publicité à la télévision et, en 1968 l'accès de toutes les marques à la publicité télévisuelle. (Avec des exceptions ponctuelles : lingerie, carburants, disques, margarine, «en vue de respecter les intérêts fondamentaux de l'économie nationale»).
Une réflexion plus poussée - compte tenu des progrès du Libre-service- sur le point de vente (vitrines, linéaires et aménagement intérieur) et sur la publicité sur le lieu de vente (PLV) sont mis en valeur:
 La consécration de la part croissante donnée à la civilisation des loisirs.

Libé
Samedi 1 Septembre 2012

Lu 236 fois

Nouveau commentaire :

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Invité | Expresso | En toute Libé | L'info | Spécial Ramadan








Publicité

Pour vos Publicités sur le site
contactez admin@libe.ma