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Ce que Facebook a changé dans nos vies




Ce que Facebook a changé dans nos vies
Déjà dix ans. Le 4 février 2004, Mark Zuckerberg, 19 ans, en deuxième année à l’Université de Harvard, lance TheFacebook.com, un trombinoscope en ligne qui permet de recenser les étudiants de son campus. Dix ans plus tard, Facebook est le premier réseau social mondial, avec plus de 1,2 milliard de membres. Rien qu’en France, on compte 26 millions d’utilisateurs réguliers.
Il y a un avant et un après Facebook : le géant du web a changé notre façon de communiquer avec les autres et notre vie. Amitiés, amours, relations professionnelles, partage d’infos, organisation de fêtes… “Facebook concentre 20% du temps passé sur Internet en France”, selon un de ses responsables, interrogé par ZDNet. Inventaire des huit choses que Facebook a changées dans nos vies.
On retrouve ses copains d’avant
Avant Facebook, en dehors des amis d’enfance devenus des amis pour la vie, on avait peu de nouvelles de nos copains d’avant. Ceux de l’école, du collège ou du lycée, que l’on perdait de vue. Il pouvait arriver de les croiser dans la rue, lorsque nous rentrions chez nos parents. L’arrivée du réseau social dans nos vies a permis de retrouver nombre d’anciens camarades. L’amoureuse du CM1, le meilleur copain qui nous a suivi durant tout le collège, le boute-en-train qui faisait rire tout le monde en cours de musique… Ils sont désormais nos “amis” sur Facebook. Rien de ce qui est important (ou futile) dans leurs vies ne nous échappe : mariage, naissance, vacances… Parfois, on s’organise au sein d’un groupe d’anciens pour s’échanger des nouvelles et organiser des soirées retrouvailles, dix, vingt ou trente ans après la sixième B ou la prépa maths sup.
On drague autrement
S’il y a bien un domaine bouleversé par l’arrivée de Facebook, c’est celui-là. On ne laisse plus (ou de moins en moins) son numéro sur un petit bout de papier dans un bar. Maintenant, il suffit d’avoir le prénom et le nom de la personne convoitée. Et Facebook permet immédiatement d’en savoir beaucoup sur elle (à condition que son profil complet soit accessible) : on s’assure qu’elle ou il est bien célibataire, on regarde ses photos de vacances, celles de son chat, on examine ses goûts, ses amis, etc. On poke, on like des photos, on poste des commentaires ou on discute via la discussion instantanée…
On espionne en toute tranquillité
C’est l’une de nos activités favorites sur Facebook : le stalking (de l’anglais to stalk, traquer). Si ce mot désigne une forme de harcèlement névrotique, le stalking est aussi utilisé pour décrire la curiosité aiguë qui nous anime parfois sur le web, une sorte d’espionnage soft. Grâce à Facebook, on peut fouiller le profil de ses collègues, du nouveau copain de son ex, des amis de nos amis… Il arrive qu’on décide de participer à une soirée après avoir passé en revue les personnes qui doivent s’y rendre. Chaque événement a sa page dédiée sur Facebook, sur laquelle on retrouve ceux qui participeront ou pas... 
On ne sait plus quoi faire de nos ex
“Marie X. est en couple avec Julien Y.” ; “Yann Z. est passé de ‘en couple’ à ‘c’est compliqué’”; “Sarah est maintenant célibataire”… Dans l’”à propos” de notre profil, on peut renseigner notre situation amoureuse et ainsi avertir ses amis d’un changement dans notre vie affective. Avec Facebook, la rupture peut devenir publique et jeter un froid dans le fil d’actualité de nos amis. Certains couples utilisent un profil commun. 
En cas de séparation, difficile de passer inaperçu… Autres questions soulevées par la rupture : que faire avec notre ex ? Le retirer de notre liste d’”amis” ? Restreindre l’accès à notre profil pour qu’il en voie le moins possible? Le stalker pour savoir ce qu’il fait et avec qui?
On n’a plus le droit d’oublier les anniversaires
Avant Facebook, impossible (ou presque) de se souvenir des dates d’anniversaire de tous nos proches sans agenda. Grâce à son système de rappel le jour J, le réseau permet de ne rater personne. Et désormais, on a presque oublié toutes ces dates puisque Facebook est là pour nous les rappeler. Autre changement : le petit mot d’anniversaire, émanant jadis du cercle restreint de nos proches, est aujourd’hui décuplé en dizaines voire en centaines de notifications sur Facebook.
On perd son temps à éclater des bonbons
Angry Birds, Candy Crush, FarmVille... Des jeux accessibles sur Facebook et qui rendent accros. Difficile d’y échapper tant Facebook nous bombarde de notifications pour nous signifier que c’est le-jeu-auquel-tous-vos-amis-jouent. Le succès de Candy Crush est impressionnant : plus de 130 millions d’adeptes à travers le monde, 700 millions de parties par jour... Un utilisateur de Facebook sur trois joue à Candy Crush, comme le rapportait le site Fox en novembre (en anglais). Autant de temps perdu à jouer au travail, dans les transports, devant la télé… D’autant que ces jeux savent utiliser Facebook et proposent d’y partager nos performances. 
On ne maîtrise plus toujours notre image
Pour y apparaître sous notre meilleur jour, nous sélectionnons les photos que nous publions. Mais cette maîtrise de notre image peut vite être sapée par un ami malveillant sur Facebook. Grâce à un système de “tags”, le réseau social permet à nos amis ou à d’autres de signaler notre présence sur une photo. Si nos paramètres de confidentialité ne sont pas réglés, cette photo risque d’apparaître dans le fil d’actualité de nos “amis”. Certains ont ainsi pu redécouvrir la photo de CP qu’ils ne voulaient pas voir réapparaître. Soirée trop arrosée, réunion de famille… 
On se mobilise à coups de “likes”
Sur Facebook, on peut aimer des artistes, des œuvres, des hommes politiques, et on peut aussi soutenir des causes. L’engagement est aussi simple qu’un like et peut avoir de gros effets. Après la mise en examen d’un bijoutier niçois pour “homicide volontaire” après avoir tué un de ses braqueurs, le 11 septembre, une page Facebook de soutien au commerçant est lancée. En cinq jours, elle rassemble 1,6 million d’internautes. Une mobilisation record qui a entraîné un débat public autour de la légitime défense et des manifestations de soutien au bijoutier.

Jeudi 6 Février 2014

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