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“Blue Ruin”, un thriller implacable sur la vengeance et les liens du sang




“Blue Ruin”, un thriller implacable  sur la vengeance et les liens du sang
Engrenage sanglant et intrigue imprévisible: «Blue Ruin», film ultraviolent à l’esthétique maîtrisée de l’Américain Jeremy Saulnier, en salles mercredi, suit la vengeance d’un vagabond incarné par la révélation Macon Blair.
Présenté l’an dernier à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et en sélection depuis dans quinze autres festivals internationaux, ce long métrage qui a été récompensé par le prix Fipresci des sections parallèles cannoises, rappelle les grands polars des années 70 et 80 avec notamment Charles Bronson. 
Sans domicile fixe, hirsute et visiblement épuisé par sa condition, Dwight Evans, le personnage principal, vit en marge de la société, habitant sa voiture réduite à l’état d’épave par le temps. Un matin, la nouvelle qu’il redoute le plus, tombe. Il met alors à exécution l’irrépressible vengeance qu’il nourrit depuis des années. 
Rien ne se passera comme prévu et Dwight sera emporté par une spirale de violence dont les rebondissements totalement inattendus sont distillés très habilement, avec en toile de fond les liens du sang à tous les sens du terme. 
Avec de nombreuses scènes silencieuses, la caméra presque contemplative au service d’un grand esthétisme, n’épargne rien au spectateur. Ames sensibles s’abstenir: le film a été interdit aux moins de douze ans. 
«En plaçant le héros dans un scénario de vengeance classique, puis en le regardant contrarier la trame et laisser des événements violents, tragiques et parfois drôles s’enchaîner naturellement, nous avons pu innover tout en restant dans le thriller», explique le réalisateur Jeremy Saulnier, dans les notes de production. «Le désir de vengeance est humain, mais contrairement aux scénarios classiques, Dwight n’est pas un ancien combattant ou un dur. Il est novice en matière de meurtre, mais un novice très attachant». 
Tragédie familiale, «Blue Ruin», tourné en 30 jours avec un budget dérisoire sans conséquences à l’écran, milite avant tout contre l’esprit de vengeance. 
«Le but n’a jamais été de faire la morale au sujet de la violence ou du contrôle des armes aux USA. Je savais que je ne voulais pas faire un film de vengeance traditionnel. Ce qui m’intéressait, c’était d’explorer la violence à l’écran, pas d’en faire l’apologie», assure Jeremy Saulnier qui a signé en 2007 «Murder Party», comédie d’horreur quasi culte.  

AFP
Vendredi 11 Juillet 2014

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