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Al Azhar et des hackers marocains s’étripent pour une histoire de mouton




Al Azhar et des hackers marocains s’étripent pour une histoire de mouton
L’affaire des fameuses déclarations, publiées par le journal égyptien « El Balad », où le secrétaire général de l’Université Al-Azhar, Youssef Aïd, affirme que la date de l’Aïd Al Adha au Royaume n’était pas valable et que les Marocains devaient s’adapter au calendrier saoudien, continue de faire l’objet d’un vif débat au milieu des religieux marocains et vient de connaître de nouveaux rebondissements. En effet, un groupe de hackers marocains, connu sous le nom des «Quouwat Aradaâ Almaghribiya» (Forces marocaines de dissuasion) vient de pirater le site officiel de l’institution Al-Azhar, dans une action dite de «riposte» aux déclarations égyptiennes dénuées de tout fondement scientifique ou religieux.    
Dans un message posté sur le site piraté d'Al-Azhar, les hackers marocains ont recommandé aux religieux égyptiens de réfléchir aux graves problèmes que traverse leur pays, plutôt que d’avoir une dent contre le Maroc. « N’était-il pas utile pour vous et votre peuple de traiter du bain de sang, des assassinats, de la pauvreté, de la famine que connaît votre pays », dénoncent les hackers. Et de continuer : « Le Maroc compte 200 points dédiés exclusivement à l’observation du croissant lunaire et aux calculs astrologiques en général,  avec une longue et solide expérience en la matière». Le piratage de ce site a, par ailleurs, été précédé par une vague d’indignation des oulémas marocains. Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des oulémas au Maroc, a estimé que les déclarations égyptiennes n’avaient rien d’une fatwa.  « Il y a un seul et unique mufti à l’Université d’Al Azhar, le docteur Shawki Allam, avec qui le Maroc entretient des liens d’affection et de respect », a déclaré le responsable marocain, au site d’information Alyaoum 24,  ajoutant que la position de Youssef Aïd ne représentait que « lui-même », comme l’affirme ladite Université dans un communiqué, publié à l’occasion.  
Le Maroc n’était, en outre, pas le seul pays à ne pas fêter l’Aïd Al Adha le 4 octobre courant. C’était notamment le cas du Mali, du Sénégal, de la Mauritanie, ou encore du Pakistan, qui l’a célébré le lundi 6 octobre, 48 heures après l’Arabie Saoudite. Mais ces pays ne semblent pas s'être attiré les foudres des oulémas d'Al-Azhar, dont on a récemment appris que la rénovation serait financée par l'Arabie Saoudite, selon le «Saphirnews».  

Mehdi Ouassat
Vendredi 10 Octobre 2014

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