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La mégalomanie serait-elle contagieuse ? Peut-être bien. On doit à un certain Lakjaâ, président de la Fédération de son état, de nous le rappeler. Il s’en fait un devoir chaque fois qu’il se trouve dans son Berkane natal et surtout dans le stade fétiche de cette Renaissance qu’il préside. Le double-président a, au fait, trop tendance à mélanger les deux casquettes. Il prend place dans la tribune officielle avant de se donner la peine de descendre les marches entouré de quelques « notables ». Il salue joueurs et arbitres qui s’étaient alignés pour la circonstance avant que le coup d’envoi ne soit donné. Un protocole digne d’un chef d’Etat. Il ne manque que les fanfares.
Geste non seulement mégalo et donc déplacé, mais qui pourrait aussi avoir pour effet d’exercer une certaine pression sur les arbitres, l’équipe du président étant de la partie.
A l’actif de Lakjaâ, cependant, c’est quand il a remis Benkirane à sa place en brandissant la menace d’interrompre le championnat, si celui-ci ne mettait pas fin à ses tentatives d’immixtion dans les affaires propres du ballon rond. Une menace en l’air, mais qui n’en a pas moins eu le mérite de sortir la milice benkiranienne de ses gonds.
Et justement tout comme Lakjaâ, Benkirane confond lui aussi ses deux casquettes de chef de gouvernement et de parti.
Autre point commun, les deux ont du mal à se faire à l’idée que le Maroc d’après novembre 2011, n’est plus celui d’avant. Les deux brillent par leur absence quand il s’agit d’assez grands dossiers. Pour Ebola, par exemple, on a décidé en lieu et place pour Lakjaâ qui s’est muré dans un silence assourdissant. Pour Benkirane, l’enseignement, pour ne citer que cet épineux dossier, ce n’est pas son affaire. Il attend qu’on lui règle tout pour venir par la suite bomber le torse et faire dans le triomphalisme et la fanfaronnade.
Geste non seulement mégalo et donc déplacé, mais qui pourrait aussi avoir pour effet d’exercer une certaine pression sur les arbitres, l’équipe du président étant de la partie.
A l’actif de Lakjaâ, cependant, c’est quand il a remis Benkirane à sa place en brandissant la menace d’interrompre le championnat, si celui-ci ne mettait pas fin à ses tentatives d’immixtion dans les affaires propres du ballon rond. Une menace en l’air, mais qui n’en a pas moins eu le mérite de sortir la milice benkiranienne de ses gonds.
Et justement tout comme Lakjaâ, Benkirane confond lui aussi ses deux casquettes de chef de gouvernement et de parti.
Autre point commun, les deux ont du mal à se faire à l’idée que le Maroc d’après novembre 2011, n’est plus celui d’avant. Les deux brillent par leur absence quand il s’agit d’assez grands dossiers. Pour Ebola, par exemple, on a décidé en lieu et place pour Lakjaâ qui s’est muré dans un silence assourdissant. Pour Benkirane, l’enseignement, pour ne citer que cet épineux dossier, ce n’est pas son affaire. Il attend qu’on lui règle tout pour venir par la suite bomber le torse et faire dans le triomphalisme et la fanfaronnade.