Autres articles
-
L'Afrique face au défi de la sauvegarde de son patrimoine mondial
-
La langue française en tant qu'espace pour écrire l'autre en débat
-
L'Andalousie, un patrimoine culturel commun, riche de la contribution culturelle marocaine
-
Concepteur du Musée Mohammed VI dédié à la civilisation de l’eau à Marrakech
Voici une œuvre originale parce qu'elle remonte aux origines en faisant preuve, avec une constance étonnante, d'une inventivité magistralement moderne qui n'a guère d'équivalent dans le paysage des arts plastiques au Maroc. En réponse à l'injonction originelle, elle donne à lire les couleurs de l'alphabet et la parole des couleurs en suscitant une multitude de regards qu’oriente discrètement une perspective mystique. La lettre est, aux yeux d’A-Niffari, d’essence taciturne. C'est visiblement le cas dans cette œuvre où les lettres esseulées ne s'épuisent pas dans un mot, mais se parent d'une constellation de signes.
Original, l’art d’Al-Hariri est, à maints égards, nuptial. Il fascine irrésistiblement le voir par la fusion de la finesse du geste calligraphique et la virtuosité des formes.
Ces noces de signes sont célébrées dans l'union d'ombres et de lumières, la conjugaison des teintes de l'aube et du crépuscule ou l'association de la fragilité éternelle et l'harmonie fugace ou le clos et l'ouvert de la noirceur. A scruter cette profondeur imaginative, on songe à la fois aux Voyelles colorées de Rimbaud et d'admirables toiles de Zao Wou-Ki dont Henri Michaux a dit qu'ils sont, ruissellements de lumières, jaillissements, tressaillements et élans. Quel beau parrainage?
* (Ancien des écoles primaire et
secondaire publiques du Maroc)
Original, l’art d’Al-Hariri est, à maints égards, nuptial. Il fascine irrésistiblement le voir par la fusion de la finesse du geste calligraphique et la virtuosité des formes.
Ces noces de signes sont célébrées dans l'union d'ombres et de lumières, la conjugaison des teintes de l'aube et du crépuscule ou l'association de la fragilité éternelle et l'harmonie fugace ou le clos et l'ouvert de la noirceur. A scruter cette profondeur imaginative, on songe à la fois aux Voyelles colorées de Rimbaud et d'admirables toiles de Zao Wou-Ki dont Henri Michaux a dit qu'ils sont, ruissellements de lumières, jaillissements, tressaillements et élans. Quel beau parrainage?
* (Ancien des écoles primaire et
secondaire publiques du Maroc)