​Le concours de films courts «Ana Maghribi(a)» dévoile les noms de ses lauréats

Tous les films ayant pris part à la compétition ont été réalisés sur smartphone, appareil photo ou tablette

Jeudi 18 Juin 2015

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Après la réussite de la première édition en 2014, l’Institut français (IF) du Maroc a organisé, pour la deuxième année consécutive, le projet «Ana, Maghribi(a)» (Moi, Marocain(e)), un concours international de films courts, ne dépassant pas les 90 secondes,  réalisés sur smartphone, appareil photo ou tablette.  Les membres du jury, présidé par la réalisatrice marocaine Narjiss Nejjar,  ont souligné la qualité des films reçus, leur diversité dans la manière de traiter le sujet. Tout en encourageant l’initiative, ils ont également félicité l’esprit de création de tous les jeunes participants à ce concours et ont choisi de décerner le Prix Spécial à Karim Souissi pour son film «Hand Maid». Le Prix Méditel est revenu à Mohammed Akarne pour «La Fleur abandonnée», alors que les 1er, 2ème et le 3ème Prix ont été respectivement remportés par Imad Fijjaj pour «Dieu, Maroc et moi», Ouissam Bouzaggou pour «Sac d'identité marocaine» et Marwa Bourhim pour «Speechless». Quant aux coups de cœur de cette édition, les membres du jury ont porté leur choix sur «Etouffement» de Mohammed Kamal Elouali et «Message envoyé» de Mohamed Lakziz. 
Partant de l’esprit du préambule de la Constitution de 2011 qui rappelle la diversité des héritages culturels du Maroc, les participants ont, selon les organisateurs,  été invités à développer imagination et créativité afin de s’exprimer librement autour des questions se  rapportant au thème de la femme et de tout ce que cela pourrait leur inspirer, sans limites de genre.  «Avant de parler du concours lui-même, ce que j’aime dans cette idée, c’est le thème », indique la présidente du jury  Narjiss Nejjar.
A l’issue de la période d’inscription, cinquante films ont été présélectionnés, en fonction de leur qualité technique et artistique et mis en ligne sur le site du concours. Lequel a été accessible depuis un site Internet dédié (www.anamaghribi.org) et via une application Facebook intégrée à la page de l’Institut français du Maroc. Les participants ont soumis leurs candidatures et envoyé leur film directement depuis ces pages et toutes les vidéos ont hébergé sur la chaîne Youtube de l’Institut français du Maroc.  
«Je trouve formidable le fait de permettre à de jeunes Marocains et Marocaines, partout où ils se trouvent dans le monde,  d’exprimer véritablement ce qui les interpelle dans cette thématique de la femme», souligne-t-on auprès des organisateurs. 
Et au-delà de ce qui les interpelle, on constate leurs différentes visions pour définir ladite thématique. Et ce dans toutes les langues et tous les dialectes qui sont les leurs : arabe, français, darija, tachlhit, tarifit, ou encore hassani.
Il est à noter que ce concours qui s’inscrit dans l’initiative “Maroc, nouvelles générations” de l’Institut du monde arabe à Paris et de la Fondation nationale des musées du Royaume du Maroc était ouvert à toute personne de moins de 30 ans, résidente ou non au Maroc. Et les films sélectionnés par le jury seront diffusés en ligne, dans le réseau des Instituts français du Maroc ainsi qu’à l’Institut du monde arabe à Paris.  

Mehdi Ouassat
Jeudi 18 Juin 2015
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