Autres articles
-
L'Afrique face au défi de la sauvegarde de son patrimoine mondial
-
La langue française en tant qu'espace pour écrire l'autre en débat
-
L'Andalousie, un patrimoine culturel commun, riche de la contribution culturelle marocaine
-
Concepteur du Musée Mohammed VI dédié à la civilisation de l’eau à Marrakech
C'est à un voyage entre identités culturelles et linguistiques diverses que l'humoriste Karim Duval a convié, vendredi dernier, le public de la salle Renaissance à Rabat, qui était le théâtre de son dernier one man show autour du multiculturalisme. Par ce spectacle, organisé par la Fondation Ababou qui s'active dans la formation des enfants démunis en situation d'échec scolaire, Karim Duval, qui est de nationalité française, né d'une mère chinoise et d'un père marocain amazigh, a prouvé tout le talent qu'on lui prêtait. Il est indubitablement l'un des brillants humoristes montants. Avec un mélange subtil entre dialecte marocain et langue française, Karim, aux traits asiatiques, embarque le spectateur dans ses univers multiculturels, en racontant des scènes réelles et en imaginant d'autres empruntées à la rencontre entre des langues, des coutumes et des modes de réflexion. Devant un public qu'il a su conquérir, il a imprimé sa propre marque de fabrique où les détails ont tout leurs sens. Sans surfer sur la vague actuelle en France où les problèmes communautaires remplissent les textes des humoristes, Karim semble forger un style atypique, produisant un contenu à forte charge humaine et civilisationnelle. Se servant de son quotidien au sein de la société française, de la mémoire de son enfance à Fès, sa ville natale, où il a passé dix-huit années de sa vie, de son voyage (réel ou imaginaire) en Chine à la rencontre des racines, de l'image d'un Maroc (son pays du cœur) qui bouge, Karim Duval tisse un texte riche en références et en comparaisons pour le grand bonheur de son public.
Le baccalauréat en poche, Karim Duval a quitté le Maroc pour suivre des études d'ingénieur à Paris, avant que la passion n'ait eu raison de lui. En 2007, à Antibes, il frappe à la porte de la compagnie "Artistes antibois associés théâtre" et découvre l'improvisation théâtrale, puis très vite l'écriture. Sous la houlette de Claude Krespin et Corinne Casabo, il a créé ses premiers sketchs. Lors de la saison 2010-2011, il donne alors plusieurs représentations de son premier spectacle à Antibes, Nice, puis Lyon et Paris et participe à de nombreux festivals d'humour prestigieux.
Le baccalauréat en poche, Karim Duval a quitté le Maroc pour suivre des études d'ingénieur à Paris, avant que la passion n'ait eu raison de lui. En 2007, à Antibes, il frappe à la porte de la compagnie "Artistes antibois associés théâtre" et découvre l'improvisation théâtrale, puis très vite l'écriture. Sous la houlette de Claude Krespin et Corinne Casabo, il a créé ses premiers sketchs. Lors de la saison 2010-2011, il donne alors plusieurs représentations de son premier spectacle à Antibes, Nice, puis Lyon et Paris et participe à de nombreux festivals d'humour prestigieux.