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«Valley of Love », de Guillaume Nicloux fait partie de la sélection officielle de la 68ème édition du Festival de Cannes, ouverte mercredi dernier. Au casting de ce long-métrage, deux monuments du cinéma français : Gérard Depardieu et Isabelle Huppert, qui ont déjà tourné ensemble dans « Les Valseuses » (1974) et « Loulou » (1980). Ces derniers font la une du numéro spécial de Télérama et ont accordé une interview au magazine. « Ce sera mon vingt-deuxième Festival. J’y ai été récompensée deux fois (1978 pour Violette Nozière et 2001 pour le Pianiste)… Aller à Cannes est une excitation et une souffrance. Il faut affronter quelque chose, on ne sait pas vraiment quoi… C’est si privé, si intime, un tournage, le maquillage, le face-à-face avec soi… Et tout à coup, à la sortie du film, vous êtes exposée à des centaines de milliers de gens. Peu de métiers vous font traverser pareils extrêmes… », confie Isabelle Huppert.
Pour Gérard Depardieu, c'est plutôt la nostalgie d’une époque qu’il évoque. « Avant d’être acteur, le Festival de Cannes, je l’ai d’abord connu comme plagiste. De la plage, je trouvais ça magnifique. Et le soir j’entrais dans les fêtes comme si j’en sortais, avec un aplomb incroyable. Personne ne m’a jamais empêché. Je suis toujours entré. Devenu acteur, je me suis beaucoup amusé avec les cinéastes italiens venus à Cannes. Les Ferreri, Bertolucci, Scola, Pasolini, Comencini… Grâce à eux, il y avait quasiment un scandale à chaque festival », confie-t-il. Plus loin il dénonce le Festival de Cannes d’aujourd’hui en déclarant : « Ce n’était pas une époque médiocre comme aujourd’hui, une époque dont on ne parlera même plus dans cent ans. C’était avant le triomphe et l’omniprésence de la télé à Cannes, des yachts, des fausses fêtes, des mauvaises drogues et du règne de joailliers sponsors au bout du rouleau. Je suis fatigué de tant de bêtises… Mais le véritable acteur est sans doute celui qui ne contrôle rien».
Pour Gérard Depardieu, c'est plutôt la nostalgie d’une époque qu’il évoque. « Avant d’être acteur, le Festival de Cannes, je l’ai d’abord connu comme plagiste. De la plage, je trouvais ça magnifique. Et le soir j’entrais dans les fêtes comme si j’en sortais, avec un aplomb incroyable. Personne ne m’a jamais empêché. Je suis toujours entré. Devenu acteur, je me suis beaucoup amusé avec les cinéastes italiens venus à Cannes. Les Ferreri, Bertolucci, Scola, Pasolini, Comencini… Grâce à eux, il y avait quasiment un scandale à chaque festival », confie-t-il. Plus loin il dénonce le Festival de Cannes d’aujourd’hui en déclarant : « Ce n’était pas une époque médiocre comme aujourd’hui, une époque dont on ne parlera même plus dans cent ans. C’était avant le triomphe et l’omniprésence de la télé à Cannes, des yachts, des fausses fêtes, des mauvaises drogues et du règne de joailliers sponsors au bout du rouleau. Je suis fatigué de tant de bêtises… Mais le véritable acteur est sans doute celui qui ne contrôle rien».