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Dans le cadre de son excellente saison culturelle, l’Agence Seven Arts présente la nouvelle pièce théâtrale «Attahkik» (L’enquête), adaptée et mise en scène par Chouaib Ali Tali, d’après «Roshomon» du Japonais Ryunosuke Akutagawa. Et ce aujourd’hui à partir de 20h30, au Complexe culturel Sidi Belyout. Présentée en collaboration avec l’Observatoire maghrébin de la créativité et la communication, le casting d’«Attahkik» est composé d’une pléiade de lauréats d’art dramatique. En les engageant dans cette création, Seven Arts leur offre l’opportunité de faire valoir leurs compétences, de montrer leur savoir-faire et d’investir leur potentiel créatif dans une structure théâtrale professionnelle.
«Le rapport du «mal et du bien», «de la force et de la faiblesse» est clairement incarné dans la pièce», souligne Chouaib Ali Tali. «L’enquête qui tend à élucider les dessous d’une affaire qui s’est déroulée dans un passé lointain, n’est que le miroir de ce qui se passe dans la vie réelle. Entre fantaisie et réalisme, «Attahkik» relate une situation propre à tout un chacun où la dualité «force-échec» s’imprègne de l’histoire de l’humanité», ajoute le metteur en scène, tout en expliquant que «la pièce s’adapte à toutes les époques et à tous les temps. Bien qu’elle fût reprise sous différentes formes artistiques, l’adaptation marocaine de «Roshomon» ajoute une touche hybride au drame sujet de l’enquête. Le mélange entre dialecte marocain et costumes nippons, la multiplicité des rôles et le changement instantané de caractères, le tout fusionne pour donner plus de suspense à la pièce».
Pour sa part, Abdelaziz Jalil, l’un des interprètes, indique qu’au premier abord, il semblerait difficile pour un comédien d’incarner quatre rôles à la fois. «D’autant plus qu’au théâtre le jeu est instantané et rapide. Ce défi fut pour moi une révélation. J’ai pu déceler en moi plusieurs facettes. D’ailleurs, ceci a été clairement traduit par ce passage du rire aux larmes ou du comique au sérieux. Une transition dure à assumer, mais le verdict restera celui des spectateurs», explique-t-il.
Hicham Loudani, également comédien, explique, quant à lui, que la complexité des rôles qu’il incarne l’a poussé à approfondir son jeu théâtral. «Le passage d’un rôle composé à un autre n’est qu’un enrichissement de ma personnalité de comédien», dit-il. Et d’ajouter :«Les rôles qui me sont attribués sont l’incarnation pure et dure du bien et du mal. Je passe d’un personnage affaibli par la vie et ses tourments à un autre beaucoup plus prédateur mais à la fois brisé. Une faiblesse qui se dégagera par l’emprise d’une femme qui, entre les mains du prédateur, passera du rôle de victime à celui d’une manipulatrice».
Il est à rappeler que Ryunosuke Akutagawa est né à Tokyo en 1892. Il a été adopté par son oncle maternel, quand sa mère fut internée dans un établissement psychiatrique, peu de temps après sa naissance. C’est d’ailleurs pour cette raison que, durant toute sa vie, il craignit de sombrer dans la folie. Vers 1920, il s’était déjà imposé aux yeux du public japonais comme l’écrivain le plus brillant de la génération «Taisho».
«Le rapport du «mal et du bien», «de la force et de la faiblesse» est clairement incarné dans la pièce», souligne Chouaib Ali Tali. «L’enquête qui tend à élucider les dessous d’une affaire qui s’est déroulée dans un passé lointain, n’est que le miroir de ce qui se passe dans la vie réelle. Entre fantaisie et réalisme, «Attahkik» relate une situation propre à tout un chacun où la dualité «force-échec» s’imprègne de l’histoire de l’humanité», ajoute le metteur en scène, tout en expliquant que «la pièce s’adapte à toutes les époques et à tous les temps. Bien qu’elle fût reprise sous différentes formes artistiques, l’adaptation marocaine de «Roshomon» ajoute une touche hybride au drame sujet de l’enquête. Le mélange entre dialecte marocain et costumes nippons, la multiplicité des rôles et le changement instantané de caractères, le tout fusionne pour donner plus de suspense à la pièce».
Pour sa part, Abdelaziz Jalil, l’un des interprètes, indique qu’au premier abord, il semblerait difficile pour un comédien d’incarner quatre rôles à la fois. «D’autant plus qu’au théâtre le jeu est instantané et rapide. Ce défi fut pour moi une révélation. J’ai pu déceler en moi plusieurs facettes. D’ailleurs, ceci a été clairement traduit par ce passage du rire aux larmes ou du comique au sérieux. Une transition dure à assumer, mais le verdict restera celui des spectateurs», explique-t-il.
Hicham Loudani, également comédien, explique, quant à lui, que la complexité des rôles qu’il incarne l’a poussé à approfondir son jeu théâtral. «Le passage d’un rôle composé à un autre n’est qu’un enrichissement de ma personnalité de comédien», dit-il. Et d’ajouter :«Les rôles qui me sont attribués sont l’incarnation pure et dure du bien et du mal. Je passe d’un personnage affaibli par la vie et ses tourments à un autre beaucoup plus prédateur mais à la fois brisé. Une faiblesse qui se dégagera par l’emprise d’une femme qui, entre les mains du prédateur, passera du rôle de victime à celui d’une manipulatrice».
Il est à rappeler que Ryunosuke Akutagawa est né à Tokyo en 1892. Il a été adopté par son oncle maternel, quand sa mère fut internée dans un établissement psychiatrique, peu de temps après sa naissance. C’est d’ailleurs pour cette raison que, durant toute sa vie, il craignit de sombrer dans la folie. Vers 1920, il s’était déjà imposé aux yeux du public japonais comme l’écrivain le plus brillant de la génération «Taisho».