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CAN 2025 Quand le Maroc a brillé par le travail, la dignité et le respect

Mercredi 21 Janvier 2026

CAN 2025 Quand le Maroc a brillé par le travail, la dignité et le respect
Cette Coupe d’Afrique des Nations 2025 restera, quoi qu’il arrive, un moment fondateur de l’histoire du football africain. Elle restera surtout comme la CAN de l’excellence organisationnelle, de la générosité humaine et de la dignité sportive.
Le Maroc n’a peut-être pas soulevé la coupe, mais il a élevé la compétition à un niveau jamais atteint.
 
Une CAN pensée pour les joueurs, portée par un peuple

Pendant plus de deux années, des milliers de femmes et d’hommes ont travaillé dans l’ombre comme dans la lumière : ingénieurs, maçons, charpentiers, peintres, électriciens, pompiers, chauffeurs, logisticiens, agents d’entretien…Tel un immense essaim d’abeilles, ils ont œuvré jour et nuit, sous le soleil et la pluie, le froid et la chaleur, parfois sous terre, parfois suspendus à d’immenses grues, pour offrir à l’Afrique ce qu’elle mérite de mieux.

Pour la première fois dans l’histoire de la compétition :

•     9 stades répartis dans 6 villes, dont 4 enceintes à Rabat;
•     un terrain d’entraînement exclusif pour chaque sélection ;
•     un hôtel cinq étoiles dédié à chacune des 24 équipes ;
•     des moyens de transport performants, confortables et sécurisés ;
•     des standards dignes des plus grandes compétitions mondiales.

Tout a été pensé pour une seule chose : que les joueurs ne pensent qu’au football.
Plus besoin de loger deux ou trois sélections dans un même hôtel. Plus besoin de partager un terrain d’entraînement.
Aucune distraction. Aucun inconfort. Uniquement le jeu.

L’hospitalité marocaine, loin des projecteurs

Mais au-delà des infrastructures, le véritable visage de cette CAN, c’est celui du peuple marocain.
Des taxis transportant gratuitement des supporters, loin des caméras.
Des restaurateurs refusant d’être payés.
Des familles ouvrant leurs maisons à des visiteurs venus d’ailleurs.
Des citoyens offrant spontanément des gâteaux devant les stades.

Ces gestes n’étaient ni calculés, ni médiatisés. Ils n’attendaient ni reconnaissance, ni applaudissements. Tout simplement parce qu’ils font partie de l’ADN d’une civilisation millénaire, façonnée par le partage, la communion et le respect de l’autre.
Les Marocains n’attendaient pas l’amour. Ils n’attendaient pas non plus les louanges. Ils attendaient le RESPECT.

Le respect de leur pays.
Le respect de leur honnêteté.
Le respect de leurs efforts.
Le respect de leur volonté sincère de faire briller toute l’Afrique et pas seulement le Maroc.
Ce respect n’a malheureusement pas toujours été au rendez-vous. Et c’est cela, plus que la défaite sportive, qui a blessé. Parce que c’était incompréhensible.
 
Une tristesse qui dépasse le score

Les Marocains ne sont pas tristes parce qu’ils n’ont pas remporté la coupe. Ils sont tristes parce que la défaite n’a pas toujours obéi aux règles nobles du sport.
Ils sont tristes parce que des coups sont venus d’un peuple considéré frère, alors même que quelque 80 000 Sénégalais vivent en paix parmi 40 millions de Marocains.

Fallait-il gâcher cette fête africaine pour une coupe ?
Fallait-il diffuser un communiqué mensonger 48 heures avant le match ?
Fallait-il comparer, en conférence de presse, une compétition de niveau international à un autre tournoi organisé dans un autre contexte et dans un autre pays ?
Fallait-il transformer une célébration continentale en chaos, en des gestes de violence blessant des agents de sécurité et brisant des équipements ?
La coupe avait-elle plus de valeur que cette fraternité ?

Qu’on se rassure : le Maroc n’a rien perdu
Si certains pensaient avoir perturbé cette fête, ils se trompent. Cette CAN est un succès.
Le Maroc a perdu une finale, pas sa dignité.
Son fair-play, son aura et son image sont sortis renforcés.
Les Marocains en sont sortis plus solidaires que jamais.
Le respect gagné est durable.
Il dépasse les compétitions.
Il traverse les frontières.
Tout simplement merci.
 
Merci aux artisans invisibles.
Merci aux bénévoles.
Merci aux forces de sécurité.
Merci au staff et aux joueurs pour l’engagement et le don de soi.
Vous nous avez fait vibrer, pleurer, espérer. Vous avez contribué à installer une culture de travail, de solidarité et de persévérance.
À nos Lions de l’Atlas : restez la tête haute. Nous sommes fiers de vous.
 
Brahim Díaz

Un penalty manqué n’efface ni tes cinq buts, ni ton parcours, ni tes dribbles magiques. Ton amour pour le Maroc est sincère, visible, assumé. Tu étais un héros hier. Tu l’es encore aujourd’hui. Les Marocains n’abandonnent jamais les leurs. Jamais.
 
Achraf Hakimi

Merci d’être revenu blessé pour ton pays. Merci pour ton leadership silencieux, ton professionnalisme et ton amour du maillot. Tu es un capitaine de cœur, un exemple de respect, un « mardi al walidin ». Tu soulèveras de grandes coupes, « Inch’Allah ».
 
Yassine Bounou

Ton sourire rassurant, ton calme et ta sérénité font de toi un homme attachant avant même d’être un gardien d’exception. Tu donnes confiance, tu inspires. Merci de garder nos buts propres et de transmettre cette culture d’excellence aux générations futures.
 
Neil El Aynaoui

Ta blessure a figé le temps. A l’instant où tu es tombé, j’ai perdu le plaisir de regarder cette finale. J’ai crié. J’ai eu mal. J’ai pensé à tes parents. J’ai surtout pensé à ton père, un autre héros, qui nous a fait vibrer pendant des années sur les courts de tennis.
Malgré la gravité de la blessure, tu as voulu continuer. Par dignité. Par amour du maillot. Par respect pour tes coéquipiers et pour tout un peuple.
Ce courage silencieux, cette douleur contenue, cette volonté d’aller au bout malgré tout… voilà ce qui définit un lion.
Quoi qu’il arrive, sache-le : nous sommes fiers de toi.
 
Ayoub El Kaabi

Même sans but en finale, tu nous as fait vibrer comme peu savent le faire. Tes frappes, tes appels, tes buts spectaculaires resteront gravés à jamais dans nos mémoires. Tu incarnes ce joueur qui n’abandonne jamais, même quand le ballon refuse d’entrer.
 
Noussair Mazraoui

Calme, précision, intelligence, générosité, polyvalence, engagement, intégrité. Ton jeu propre et ta constance ont été précieux à chaque instant. Tu es la fiabilité tranquille, celle sur laquelle on peut toujours compter.
 
Nayef Aguerd

Un gentleman sur et en dehors du terrain. Malgré la blessure, tu t’es donné corps et âme pour le Maroc. Tes courses, tes tacles, ton esprit sportif font honneur au maillot et au pays.
 
Sofyan Amrabat

Tu restes un lion. Un vrai. Forgé dans les émotions de 2022, dans le combat, dans le sacrifice. Ton impact dépasse parfois les chiffres.
 
Azzedine Ounahi

Le distributeur discret, le métronome du milieu. Tu parcours des kilomètres sans jamais tricher, toujours disponible pour les autres. Ta blessure t’a empêché d’aider davantage tes frères, et c’est toute l’équipe qui l’a ressenti. Ton intelligence de jeu et ton sens du collectif restent inestimables.

Abdessamad Ezzalzouli

Tes dribbles viennent d’une autre planète. Ta vitesse paralyse les adversaires, ton audace électrise les tribunes. A chaque prise de balle, l’espoir renaît. Tu es l’imprévisible, celui qui déséquilibre, celui qui fait lever les foules.
 
Youssef En-Nesyri

Les buts se font parfois rares, mais jamais la détermination. Tu ne te décourages pas. Et comment oublier ce coup de tête magistral en Coupe du monde, gravé à jamais dans notre mémoire collective? Les grands moments ne disparaissent pas. Ils définissent une carrière.
 
Ismaël Saibari

Ton énergie, ton audace et tes frappes ont apporté du souffle et de la verticalité. Tu représentes cette jeunesse qui ose, qui tente, qui refuse de se cacher.
 
Bilal El Khannouss

Ton engagement physique, ta maturité et ta lecture du jeu impressionnent. Tu incarnes l’avenir avec sérieux, caractère et humilité.
 
Adam Masina

Sous pression, malgré les critiques, tu as répondu par le courage et l’abnégation. Tu as tenu bon. Et cela force le respect.
A vous tous, Lions de l’Atlas, vos larmes nous sont chères. Elles ne sont ni faiblesse ni échec. Ne les gaspillez pas.
 
Soutenir, pas crucifier

Ce n’est pas le moment de crucifier un coach. N’ayons pas la mémoire courte.
Soyons honnêtes, Walid Regragui nous a menés au carré d’as mondial en 2022.
C’est aussi lui qui nous a conduits en finale de cette CAN.
Oui, certains de ces choix peuvent être discutés, mais l’ingratitude ne bâtit rien.
Laissons les autorités compétentes évaluer, avec lucidité et responsabilité, dans l’intérêt du football marocain.
 
Une vision plus grande que le sport

Merci également à Fouzi Lekjaa, pour son travail acharné, au service d’une vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le Souverain considère le sport comme un puissant levier de diplomatie, de rayonnement et de fierté nationale.

Cette CAN n’est pas une fin. C’est une étape.
Prochain rendez-vous : Coupe du monde 2026.
Continuons de travailler, d’apprendre et de nous relever.
Les peuples qui réussissent sont ceux qui ne reculent pas. Nous l’avons toujours fait.
Et nous en avons donné la preuve au monde entier après le séisme de septembre 2023.
Nous sommes et demeurons debout.
Nous sommes et demeurons dignes.
Nous sommes et demeurons fiers.
Dima Maroc.

Canada. Par Abdellah El Mzem

Abdellah El Mzem

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