Un panel d’éminents producteurs marocains et allemands et de professionnels du cinéma a exploré les moyens de renforcer la coproduction cinématographique, notamment dans le domaine du film documentaire, lors d'un workshop organisé lundi dans le cadre de l’European Film Market (EFM), qui se tient à l’occasion du 76e Festival international du film de Berlin (12-22 février).
Intitulé “The Moroccan-German Non-Fiction Assembly”, ce workshop a réuni une douzaine de producteurs des deux pays, aux côtés d’institutionnels et de professionnels du film documentaire, dans l’objectif d’explorer les pistes de nouvelles coproductions germano-marocaines et d’identifier les éventuels obstacles susceptibles d’entraver ces collaborations.
Les participants, dont Susann Kniessner du World Cinema Fund (WCF), fonds de soutien au cinéma international créé à l’initiative de la Berlinale, le directeur du Goethe-Institut au Maroc, Philip Kueppers, ainsi que Simone Baumann de German Films, organisme chargé de la promotion du cinéma allemand à l’international, ont tour à tour présenté leurs perspectives en vue de renforcer la collaboration artistique et culturelle entre le Maroc et l’Allemagne.
Lors des échanges, qui ont mis en avant l’intérêt des professionnels allemands à bâtir davantage de ponts culturels avec le Maroc, dans le contexte de la consécration du Royaume en tant que premier pays africain à l’honneur de l’EFM, Mme Kniessner a souligné la nécessité pour les deux parties de “cerner les éventuels freins et de les dépasser”, se disant réjouie à l’idée que le WCF puisse recevoir davantage de projets marocains et les soutenir.
Pour Marion Schmidt, consultante internationale dans le domaine du film documentaire et modératrice du workshop, cette rencontre, qui a réuni l’ensemble de la chaîne des métiers du film documentaire, constitue une première étape vers un dialogue maroco-allemand appelé à se poursuivre entre documentaristes des deux pays.
Parmi les principaux enseignements tirés de ces échanges, elle a relevé la nécessité de créer davantage de proximité entre les deux scènes. Il s’agit, a-t-elle expliqué, d’identifier et de multiplier les espaces de rencontre permettant aux professionnels de mieux se connaître et de mieux comprendre les opportunités existantes dans les deux pays.
Pour “faire avancer les choses”, Mme Schmidt estime nécessaire de renforcer les échanges, le dialogue et le partage de connaissances entre les deux parties. Elle a indiqué constater l’émergence de nombreuses voix passionnantes dans le cinéma marocain et s’est dite impatiente de découvrir leurs histoires sur grand écran en Allemagne.
Pour sa part, Hicham Fallah, délégué général du Festival international du film documentaire d’Agadir, a souligné l’importance d’examiner les moyens de renforcer les liens entre le Maroc et l’Allemagne, en analysant les raisons pour lesquelles les coproductions entre les deux pays restent limitées, alors que les cinéastes et producteurs marocains entretiennent des relations privilégiées avec d’autres pays européens.
Le workshop vise ainsi à poser les bases d’un nouveau partenariat germano-marocain, notamment à travers des échanges entre écoles de cinéma, des programmes destinés aux étudiants et aux jeunes cinéastes, ainsi que des collaborations entre festivals, dont celui d’Agadir, Dok Leipzig et le Festival du documentaire de Munich, qui accorde une attention particulière à l’Afrique, a précisé M. Fallah.
L’objectif, selon le spécialiste, est également de créer des liens durables entre les nouvelles générations des deux pays, d’encourager une meilleure circulation des œuvres marocaines en Allemagne et inversement, et de promouvoir le partenariat créatif entre producteurs allemands et marocains.
Au terme de cette rencontre, l’ensemble des participants ont exprimé le souhait que ce dialogue se poursuive et s’approfondisse lors des prochaines échéances cinématographiques dans les deux pays, afin de faire de la coproduction un élément central des liens qui se consolident entre le Maroc et l’Allemagne.
Le Maroc a été choisi cette année pays à l'honneur (Country in Focus) de l'European Film Market (EFM), volet professionnel et B2B de la Berlinale. Il s’agit du premier pays africain à recevoir cette distinction dans un événement cinématographique international aussi prestigieux que le Festival international du film de Berlin.
Intitulé “The Moroccan-German Non-Fiction Assembly”, ce workshop a réuni une douzaine de producteurs des deux pays, aux côtés d’institutionnels et de professionnels du film documentaire, dans l’objectif d’explorer les pistes de nouvelles coproductions germano-marocaines et d’identifier les éventuels obstacles susceptibles d’entraver ces collaborations.
Les participants, dont Susann Kniessner du World Cinema Fund (WCF), fonds de soutien au cinéma international créé à l’initiative de la Berlinale, le directeur du Goethe-Institut au Maroc, Philip Kueppers, ainsi que Simone Baumann de German Films, organisme chargé de la promotion du cinéma allemand à l’international, ont tour à tour présenté leurs perspectives en vue de renforcer la collaboration artistique et culturelle entre le Maroc et l’Allemagne.
Lors des échanges, qui ont mis en avant l’intérêt des professionnels allemands à bâtir davantage de ponts culturels avec le Maroc, dans le contexte de la consécration du Royaume en tant que premier pays africain à l’honneur de l’EFM, Mme Kniessner a souligné la nécessité pour les deux parties de “cerner les éventuels freins et de les dépasser”, se disant réjouie à l’idée que le WCF puisse recevoir davantage de projets marocains et les soutenir.
Pour Marion Schmidt, consultante internationale dans le domaine du film documentaire et modératrice du workshop, cette rencontre, qui a réuni l’ensemble de la chaîne des métiers du film documentaire, constitue une première étape vers un dialogue maroco-allemand appelé à se poursuivre entre documentaristes des deux pays.
Parmi les principaux enseignements tirés de ces échanges, elle a relevé la nécessité de créer davantage de proximité entre les deux scènes. Il s’agit, a-t-elle expliqué, d’identifier et de multiplier les espaces de rencontre permettant aux professionnels de mieux se connaître et de mieux comprendre les opportunités existantes dans les deux pays.
Pour “faire avancer les choses”, Mme Schmidt estime nécessaire de renforcer les échanges, le dialogue et le partage de connaissances entre les deux parties. Elle a indiqué constater l’émergence de nombreuses voix passionnantes dans le cinéma marocain et s’est dite impatiente de découvrir leurs histoires sur grand écran en Allemagne.
Pour sa part, Hicham Fallah, délégué général du Festival international du film documentaire d’Agadir, a souligné l’importance d’examiner les moyens de renforcer les liens entre le Maroc et l’Allemagne, en analysant les raisons pour lesquelles les coproductions entre les deux pays restent limitées, alors que les cinéastes et producteurs marocains entretiennent des relations privilégiées avec d’autres pays européens.
Le workshop vise ainsi à poser les bases d’un nouveau partenariat germano-marocain, notamment à travers des échanges entre écoles de cinéma, des programmes destinés aux étudiants et aux jeunes cinéastes, ainsi que des collaborations entre festivals, dont celui d’Agadir, Dok Leipzig et le Festival du documentaire de Munich, qui accorde une attention particulière à l’Afrique, a précisé M. Fallah.
L’objectif, selon le spécialiste, est également de créer des liens durables entre les nouvelles générations des deux pays, d’encourager une meilleure circulation des œuvres marocaines en Allemagne et inversement, et de promouvoir le partenariat créatif entre producteurs allemands et marocains.
Au terme de cette rencontre, l’ensemble des participants ont exprimé le souhait que ce dialogue se poursuive et s’approfondisse lors des prochaines échéances cinématographiques dans les deux pays, afin de faire de la coproduction un élément central des liens qui se consolident entre le Maroc et l’Allemagne.
Le Maroc a été choisi cette année pays à l'honneur (Country in Focus) de l'European Film Market (EFM), volet professionnel et B2B de la Berlinale. Il s’agit du premier pays africain à recevoir cette distinction dans un événement cinématographique international aussi prestigieux que le Festival international du film de Berlin.









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