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L'Américaine Mikaela Shiffrin, qui a cimenté son statut de meilleure skieuse de l'histoire en décrochant un sixième gros globe de crisal, a pu compter depuis l'enfance sur le travail méticuleux de sa mère Eileen, qui a tracé son destin doré en devenant entraîneuse de classe mondiale.
Née le 13 mars 1995, Mikaela Shiffrin grandit en altitude près de la station huppée de Vail, fille d'une infirmière et d'un médecin originaires du nord-est du pays dont le premier rendez-vous galant se déroule à ski.
Si elle n'a pas tutoyé le haut niveau dans sa jeunesse, Eileen Shiffrin, qui a appris la glisse à la dure dans un champs du Massachusetts sans remontée mécanique, se rattrape dans la catégorie "master" où elle devient une féroce compétitrice, et se passionne de technique.
Avant même d'avoir l'âge d'intégrer le club local, Mikaela passe beaucoup de temps sur les pistes au sein d'un petit groupe d'enfants cornaqué notamment par sa mère, entre jeux, fondamentaux et initiations aux portes de compétition.
"Un don"
Alex Leever, qui connaît les Shiffrin "depuis toujours", fait partie de la bande, avec Taylor, le grand frère de Mikaela.
"Dès son plus jeune âge, Mikaela avait l'envie de devenir une grande skieuse, dit à l'AFP l'ancien slalomeur aux 15 départs en Coupe du monde. Sur nos vidéos les plus anciennes, on entend Eileen lui demander de garder les mains hautes, de rester précise techniquement. C'est surtout mentalement qu'elle faisait déjà la différence, avec une approche très professionnelle".
Lorsqu'elle entre à six ans au club de Vail (SSCV), la fillette épate l'un de ses entraîneurs, Simon Marsh, par sa technique digne "d'une skieuse de 20 ans". Sa mère débute peu après le coaching, prenant en main le groupe de Mikaela.
"Eileen est une coach naturelle, elle a un oeil formidable pour le mouvement, et repère ce qui vous sépare du haut niveau. Elle pourrait faire progresser n'importe qui dans n'importe quel sport, c'est un don", loue encore Alex Leever.
Selon ses préceptes, Mikaela développe ses talents à vélo, ballon de foot au pied ou au skate park. Eileen l'initie à 10 ans au best-seller "The Inner Game of Tennis", qui révolutionne l'aspect mental du sport.
"L'une de mes forces, c'est que j'aime analyser le mouvement, trouver le geste le plus efficace, puis transmettre. Je n'ai pas toujours raison, mais presque", déclare la mère-entraîneuse.
Drame en février 2020
La famille Shiffrin déménage un temps dans le nord-est où les deux rejetons intègrent la Burke Mountain Academy, avant que Mikaela ne débute en Coupe du monde en mars 2011, deux jours avant ses 16 ans.
Elle décroche un premier succès à 17 ans, puis un premier titre olympique, en slalom, à 18 ans en 2014 à Sotchi.
Si d'autres entraîneurs épaississent la structure, Eileen continue d'accompagner sa fille et devient l'une des seules femmes coach du circuit.
Mikaela gagne partout, même en descente, et remporte trois fois d'affilée le classement général, de 2017 à 2019.
Sa folle série de succès est stoppée net en février 2020 avec le décès de son père Jeff dans un accident domestique. Le drame prive la famille de son élément "rassembleur", note M. Leever, qui apprécie de voir que "la joie est revenue" chez son amie, grâce à une thérapie et la rencontre de son conjoint, le skieur norvégien Aleksander Aamodt Kilde.
L'échec, rarissime, Shiffrin le subit avec violence lors des JO de Pékin en 2022, après l'or du géant en 2018. Elle sort trois fois et se sent "ridicule". Elle rebondit avec deux gros globes, ce même hiver et le suivant.
Le 30 novembre 2024, la station de Killington s'apprête à fêter sa 100e victoire sur le circuit quand elle chute lourdement et se blesse à l'abdomen.
La championne est opérée et revient en février pour un sacre mondial en combiné avec Breezy Johnson, future championne olympique de descente.
Mikaela avait regretté la rare absence maternelle lorsqu'elle avait battu le record de 86 succès du Suédois Ingemar Stenmark en mars 2023. Le 23 février 2025, Eileen pose au premier plan pour le 100e succès à Sestrières.
"Les gens me demandent, +quel est ton secret?+. C'est simple, c'est ma mère", clame l'Américaine, qui a écrasé la saison 2025/26 de slalom jusqu'à mercredi en Coupe du monde, avec en plus un titre aux JO à Cortina pour reprendre son histoire olympique dorée.
"Les gens me demandent, +quel est ton secret?+. C'est simple, c'est ma mère", clame la championne américaineAvant les 110 victoires record en Coupe du monde, les six succès au classement général ou les huit titres mondiaux, il y a d'abord eu les premières glissades planches aux pieds dans l'allée enneigée de la maison d'Edwards (Colorado), dès 2 ans et demi.
Née le 13 mars 1995, Mikaela Shiffrin grandit en altitude près de la station huppée de Vail, fille d'une infirmière et d'un médecin originaires du nord-est du pays dont le premier rendez-vous galant se déroule à ski.
Si elle n'a pas tutoyé le haut niveau dans sa jeunesse, Eileen Shiffrin, qui a appris la glisse à la dure dans un champs du Massachusetts sans remontée mécanique, se rattrape dans la catégorie "master" où elle devient une féroce compétitrice, et se passionne de technique.
Avant même d'avoir l'âge d'intégrer le club local, Mikaela passe beaucoup de temps sur les pistes au sein d'un petit groupe d'enfants cornaqué notamment par sa mère, entre jeux, fondamentaux et initiations aux portes de compétition.
"Un don"
Alex Leever, qui connaît les Shiffrin "depuis toujours", fait partie de la bande, avec Taylor, le grand frère de Mikaela.
"Dès son plus jeune âge, Mikaela avait l'envie de devenir une grande skieuse, dit à l'AFP l'ancien slalomeur aux 15 départs en Coupe du monde. Sur nos vidéos les plus anciennes, on entend Eileen lui demander de garder les mains hautes, de rester précise techniquement. C'est surtout mentalement qu'elle faisait déjà la différence, avec une approche très professionnelle".
Lorsqu'elle entre à six ans au club de Vail (SSCV), la fillette épate l'un de ses entraîneurs, Simon Marsh, par sa technique digne "d'une skieuse de 20 ans". Sa mère débute peu après le coaching, prenant en main le groupe de Mikaela.
"Eileen est une coach naturelle, elle a un oeil formidable pour le mouvement, et repère ce qui vous sépare du haut niveau. Elle pourrait faire progresser n'importe qui dans n'importe quel sport, c'est un don", loue encore Alex Leever.
Selon ses préceptes, Mikaela développe ses talents à vélo, ballon de foot au pied ou au skate park. Eileen l'initie à 10 ans au best-seller "The Inner Game of Tennis", qui révolutionne l'aspect mental du sport.
"L'une de mes forces, c'est que j'aime analyser le mouvement, trouver le geste le plus efficace, puis transmettre. Je n'ai pas toujours raison, mais presque", déclare la mère-entraîneuse.
Drame en février 2020
La famille Shiffrin déménage un temps dans le nord-est où les deux rejetons intègrent la Burke Mountain Academy, avant que Mikaela ne débute en Coupe du monde en mars 2011, deux jours avant ses 16 ans.
Elle décroche un premier succès à 17 ans, puis un premier titre olympique, en slalom, à 18 ans en 2014 à Sotchi.
Si d'autres entraîneurs épaississent la structure, Eileen continue d'accompagner sa fille et devient l'une des seules femmes coach du circuit.
Mikaela gagne partout, même en descente, et remporte trois fois d'affilée le classement général, de 2017 à 2019.
Sa folle série de succès est stoppée net en février 2020 avec le décès de son père Jeff dans un accident domestique. Le drame prive la famille de son élément "rassembleur", note M. Leever, qui apprécie de voir que "la joie est revenue" chez son amie, grâce à une thérapie et la rencontre de son conjoint, le skieur norvégien Aleksander Aamodt Kilde.
L'échec, rarissime, Shiffrin le subit avec violence lors des JO de Pékin en 2022, après l'or du géant en 2018. Elle sort trois fois et se sent "ridicule". Elle rebondit avec deux gros globes, ce même hiver et le suivant.
Le 30 novembre 2024, la station de Killington s'apprête à fêter sa 100e victoire sur le circuit quand elle chute lourdement et se blesse à l'abdomen.
La championne est opérée et revient en février pour un sacre mondial en combiné avec Breezy Johnson, future championne olympique de descente.
Mikaela avait regretté la rare absence maternelle lorsqu'elle avait battu le record de 86 succès du Suédois Ingemar Stenmark en mars 2023. Le 23 février 2025, Eileen pose au premier plan pour le 100e succès à Sestrières.
"Les gens me demandent, +quel est ton secret?+. C'est simple, c'est ma mère", clame l'Américaine, qui a écrasé la saison 2025/26 de slalom jusqu'à mercredi en Coupe du monde, avec en plus un titre aux JO à Cortina pour reprendre son histoire olympique dorée.








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