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Deux personnalités aux parcours radicalement différents devaient conduire vendredi à Oman les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis.
Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est un diplomate de métier, vétéran des négociations sur le nucléaire. Face à lui, Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, est un magnat de l'immobilier devenu l'homme des missions diplomatiques délicates.
Witkoff, de l'immobilier à la diplomatie
Géant de l'immobilier sans expérience en politique étrangère, Steve Witkoff, âgé de 68 ans, a entamé une carrière diplomatique en étant nommé par Donald Trump en novembre 2024 au poste d'émissaire au Moyen-Orient. Il porte désormais le titre d'"envoyé spécial pour les missions de paix", et a mené des pourparlers à fort enjeu sur Gaza et l'Ukraine.
Premier fait d'armes, il a été crédité par le président américain, son ami proche, d'avoir arraché une trêve début 2025 à Gaza entre Israël et le Hamas, qui a tenu deux mois. Elle avait permis le retour en Israël de 33 otages retenus dans le territoire palestinien, dont huit morts.
M. Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ont ensuite mené les négociations ayant conduit au dernier cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre à Gaza, dans le cadre du plan de Donald Trump pour y mettre durablement la fin à la guerre.
Steve Witkoff en suit de près la mise en oeuvre, et s'est rendu en Israël à deux reprises ces quinze derniers jours pour rencontrer le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
Parallèlement, il a mené des discussions distinctes sur la guerre en Ukraine avec les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et russe, Vladimir Poutine, qu'il a rencontré plusieurs fois à Moscou. Et jeudi il a participé à des pourparlers trilatéraux à Abou Dhabi, qu'il a jugés "productifs".
M. Witkoff est toutefois accusé par ses détracteurs d'un certain penchant pro-russe, et s'est attiré les critiques de M. Zelensky, pour avoir fait l'éloge de M. Poutine.
Araghchi, visage de l'Iran à l'étranger
Connu pour son ouverture à l'Occident, Abbas Araghchi a joué un rôle important ces dernières semaines, s'exprimant au nom de Téhéran auprès de médias du monde entier pour justifier la répression du mouvement de contestation en Iran.
Il a même publié une tribune dans le Wall Street Journal, mettant en garde contre une riposte iranienne en cas d'attaque étrangère, tout en assurant que son pays a "toujours été prêt à des négociations réelles et sérieuses".
Ce diplomate chevronné de 63 ans avait déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l'Iran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.
Issu d'une famille qui a fait fortune dans le commerce de tapis, Abbas Araghchi a passé toute sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères.
En 1979, après la proclamation de la République islamique, il rejoint les Gardiens de la Révolution, qui en sont l'armée idéologique, et part au front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).
A la fin du conflit, il est recruté au ministère comme expert pour les questions internationales.
Il parle couramment l'anglais et défend vigoureusement la position de l'Iran sur les réseaux sociaux.
Barbe grise et cheveux poivre et sel, toujours vêtu d'un costume et d'une chemise blanche col Mao à l'instar des responsables iraniens, il est connu pour son ton calme et posé.
Le président Massoud Pezeshkian, en poste depuis l'été 2024, l'a nommé chef de la diplomatie, avec l'objectif initial de renouer le dialogue avec les Occidentaux.
Les relations avec ses homologues européens se sont cependant notoirement dégradées. En juin dernier, il avait fustigé la non condamnation par les Européens de la guerre déclenchée par Israël contre son pays.
La tension s'est encore aggravée quand Paris, Londres et Berlin ont déclenché à l'ONU le rétablissement des sanctions internationales contre l'Iran, liées à son programme nucléaire.
M. Araghchi a aussi récemment qualifié d'"erreur stratégique majeure" la décision de l'UE de désigner les Gardiens de la Révolution comme "organisation terroriste".
Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est un diplomate de métier, vétéran des négociations sur le nucléaire. Face à lui, Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, est un magnat de l'immobilier devenu l'homme des missions diplomatiques délicates.
M. Witkoff a fait fortune comme avocat d'affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières.Les deux hommes s'étaient déjà fait face lors de précédents pourparlers à Oman au printemps 2025.
Witkoff, de l'immobilier à la diplomatie
Géant de l'immobilier sans expérience en politique étrangère, Steve Witkoff, âgé de 68 ans, a entamé une carrière diplomatique en étant nommé par Donald Trump en novembre 2024 au poste d'émissaire au Moyen-Orient. Il porte désormais le titre d'"envoyé spécial pour les missions de paix", et a mené des pourparlers à fort enjeu sur Gaza et l'Ukraine.
Premier fait d'armes, il a été crédité par le président américain, son ami proche, d'avoir arraché une trêve début 2025 à Gaza entre Israël et le Hamas, qui a tenu deux mois. Elle avait permis le retour en Israël de 33 otages retenus dans le territoire palestinien, dont huit morts.
M. Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, ont ensuite mené les négociations ayant conduit au dernier cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre à Gaza, dans le cadre du plan de Donald Trump pour y mettre durablement la fin à la guerre.
Steve Witkoff en suit de près la mise en oeuvre, et s'est rendu en Israël à deux reprises ces quinze derniers jours pour rencontrer le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
Parallèlement, il a mené des discussions distinctes sur la guerre en Ukraine avec les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et russe, Vladimir Poutine, qu'il a rencontré plusieurs fois à Moscou. Et jeudi il a participé à des pourparlers trilatéraux à Abou Dhabi, qu'il a jugés "productifs".
M. Witkoff est toutefois accusé par ses détracteurs d'un certain penchant pro-russe, et s'est attiré les critiques de M. Zelensky, pour avoir fait l'éloge de M. Poutine.
M. Araghchi déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l'Iran et les grandes puissancesOriginaire du Bronx, à New York, M. Witkoff a fait fortune comme avocat d'affaires, puis à la tête de grandes sociétés immobilières. En 1997, il a fondé le Witkoff Group où travaillent sa femme et son fils.
Araghchi, visage de l'Iran à l'étranger
Connu pour son ouverture à l'Occident, Abbas Araghchi a joué un rôle important ces dernières semaines, s'exprimant au nom de Téhéran auprès de médias du monde entier pour justifier la répression du mouvement de contestation en Iran.
Il a même publié une tribune dans le Wall Street Journal, mettant en garde contre une riposte iranienne en cas d'attaque étrangère, tout en assurant que son pays a "toujours été prêt à des négociations réelles et sérieuses".
Ce diplomate chevronné de 63 ans avait déjà joué un rôle crucial en 2015 pour la conclusion d'un accord historique mais désormais caduc sur le nucléaire, entre l'Iran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.
Issu d'une famille qui a fait fortune dans le commerce de tapis, Abbas Araghchi a passé toute sa carrière au sein du ministère des Affaires étrangères.
En 1979, après la proclamation de la République islamique, il rejoint les Gardiens de la Révolution, qui en sont l'armée idéologique, et part au front pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988).
A la fin du conflit, il est recruté au ministère comme expert pour les questions internationales.
Il parle couramment l'anglais et défend vigoureusement la position de l'Iran sur les réseaux sociaux.
Barbe grise et cheveux poivre et sel, toujours vêtu d'un costume et d'une chemise blanche col Mao à l'instar des responsables iraniens, il est connu pour son ton calme et posé.
Le président Massoud Pezeshkian, en poste depuis l'été 2024, l'a nommé chef de la diplomatie, avec l'objectif initial de renouer le dialogue avec les Occidentaux.
Les relations avec ses homologues européens se sont cependant notoirement dégradées. En juin dernier, il avait fustigé la non condamnation par les Européens de la guerre déclenchée par Israël contre son pays.
La tension s'est encore aggravée quand Paris, Londres et Berlin ont déclenché à l'ONU le rétablissement des sanctions internationales contre l'Iran, liées à son programme nucléaire.
M. Araghchi a aussi récemment qualifié d'"erreur stratégique majeure" la décision de l'UE de désigner les Gardiens de la Révolution comme "organisation terroriste".








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