Autres articles
Dépités, des résidents ont investi, samedi, les locaux d’un arrondissement de la prétendue police du Polisario. Les assaillants qui ont déclaré être désarçonnés par la gestion catastrophique de la direction du Polisario et les détournements qui ne font que se multiplier malgré le déficit que connaissent les aides humanitaires internationales qui n’arrivent plus à combler les besoins des populations, ont envahi les locaux de ladite milice où une rude bagarre les a opposés aux agents en faction dans les locaux. Ce qui s’est soldé par plusieurs blessés parmi ces derniers dont certains ont été admis pour fractures au service des urgences de ce que les séparatistes qualifient de centre hospitalier de Rabouni. Les assaillants ont également libéré un détenu qui se trouvait en garde en vue. A ce sujet, un soi-disant élu de la «circonscription d’Esmara» a écrit : « Nous avons déjà prévenu que la situation sécuritaire, sociale et environnementale d’Esmara était catastrophique et que des mesures doivent être prises d’urgence pour assurer l’éducation, la santé et la nutrition des enfants des personnes trahies par la direction du Polisario, au lieu de quoi, son chef se pavane entre les différents établissements militaires dans une tentative de camoufler les détournements. Sa junte et lui en font un sport ». A rappeler que les populations du camp d’Esmara sont soumises à un siège complet par les soldats algériens et les milices du Polisario et les décisions incongrues prises par la direction du Polisario sans parler du clientélisme et du favoritisme érigés en système. Le même élu dit ne pas être surpris, au vu de la situation qui prévaut, de voir la tension monter provoquant davantage de dégâts, d’un côté comme de l’autre